TELEPOPMUSIK – Angel Milk
Fabrice Dumont, contrebasse, arrangements de l’orchestre, des choeurs et du Big Band, Stephan « 2square » Haeri, guitare, claviers et G4, et Christophe « Antipop » Hetier, theremin, bruits et atmosphères, constituent l’ossature de Télépopmusik. Ce groupe évoque tantôt Morcheeba ou Dido par la voix, tantôt Massive Attack, Phoenix, voire même parfois Radiohead par le style. Comment passer cette pure merveille sous silence ? Sinon, c’est un peu hors scope, ce doit être la dope (mais non, c’est un clin d’œil à ceux qui ont lu !!! – « Louden Up Now »).
C’est Angela McCluskey qui chante sur « Don’t Look Back », affublée de Sébastien Buffet derrière les fûts, sur « Love’s Almighty », très style variétés mais avec des arrangements jazz pour les cordes, avec le même Sébastien Buffet à la batterie et aux percussions, Damon Brown à la trompette et au fluegel horn, Philippe Georges au trombone et Pascal Charpentier au piano, sur « Brighton Beach », avec Christophe Minc à l’harmonica, et sur « Nothing’s Burning », avec Pascal Charpentier au piano. Elle a un peu la voix de Dido et les morceaux auxquels elle participe sont très aériens et très doux, comme sortis d’un rêve qui n’en finit pas.
Deborah Anderson, elle, chante sur « Stop Running Away », sur « Into Everything », avec Christophe Minc à l’harmonica, une composition très spatiale, et sur « Close », une composition lumineuse et intimiste. Elle assure aussi les chœurs sur le très court « Ambushed », avec Frédéric « Kid Dynamo » Fortuny à l’orgue, sur « Hollywood On My Toothpaste » et sur « Tuesday ». C’est l’aspect lazy, nonchalant, dilettante de l’album et ça le rend presque intemporel.
C’est Mau qui s’y colle sur « Anyway », sur « Last Train To Wherever », avec Frédéric « Kid Dynamo » Fortuny, mono synth sur l’intro, Sébastien Buffet aux Tibetan Bowls et Paul Cantelon au piano, ce qui lui donne un air hip hop lent, sur « Hollywood On My Toothpaste », également hip hop lent sur un air lancinant qui vous convie à une envolée onirique, sur « Tuesday », avec Sébastien Buffet dans le rôle du human beat box très à la mode, sur « Another Day », un autre festin de roi ambient écologique où on entend même chanter les oiseaux … avant de subir un arrêt forcé, et sur « 15 minutes », autre arrêt forcé que l’on persiste sans doute à trouver génial. Mau n’est pas Horace Andy mais ça fait penser à « 100th Window » de Massive Attack.
Frédéric « Kid Dynamo » Fortuny est au mono synth sur l’intro de « Swamp », une composition remarquable de Hetier, Dumont et Haeri, avec des arrangements ambient. Les cuivres jazzy vous prennent à l’estomac. Que c’est beau !
Sur le plan des compositions, on pense à Radiohead ou Phoenix. Pour apprécier pleinement cet album, une écoute nocturne s’impose. Essayez, vous comprendrez. Laissez flotter votre imaginaire au gré des sollicitations sensorielles. Vous m’en direz des nouvelles (on peut rêver, non ?).
Les titres :
- « Don’t Look Back »
- « Stop Running Away »
- « Anyway »
- « Into Everything »
- « Love’s Almighty »
- « Last Train To Wherever »
- « Brighton Beach »
- « Close »
- « Swamp »
- « Nothing’s Burning »
- « Ambushed »
- « Hollywood On My Toothpaste »
- « Tuesday »
- « Another Day »
- « 15 minutes »
Pays: FR
Capitol Records / EMI 07243 5 633000 2 3
Sortie: 2005/02/22

A tous ceux qui apprécient une musique » qui fait du bien « , toute en atmosphère, ambiance …une musique aérienne qui ne tombe jamais dans la fadaise et les clichés, avec un poil de sons électroniques qui ne sentent pas le » sur- rajouté « , qq pincées de cordes, des voix sensuelles , du piano et des cuivres qui font très » films américains des années 60 « …et j’ en passe… car pas encore eu le temps d’ y revenir…c’ est une réaction de première écoute…
Un disque que l’ on doit écouter sans doute plusieurs fois pour en apprécier toute la richesse et diversité…et pourtant, une grande homogénéité parait s’ en dégager.
A mon avis, c’ est le genre de cd qui s’ accroche à vous, et finit par tourner en boucle sur la platine.
Au final, on se sent comme apaisé et çà peut même gommer le stress de la journée….alors, pourquoi s’ en priver ?