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Soirée de metal symphonique féminin au Ragnarok

Ce 8 mai 2026, après avoir assisté en journée à la cérémonie officielle de la fête de l’Iris (fête de la Région de Bruxelles-Capitale), il me fallait bien un petit concert sympa pour me remettre de mes émotions. En route donc pour le nouveau site du Ragnarok à Maasmechelen.

L’endroit est à taille humaine, familiale même puisque la salle est aménagée dans ce que l’on pourrait voir comme un grand garage d’une maison particulière. Le propriétaire des lieux  me dit qu’il est en train de prévoir un agrandissement. J’ai hâte de voir le résultat. En attendant, c’est dans ce cadre intimiste que nous allons fêter le metal symphonique avec trois groupes intéressants à l’affiche.

Cathubodua est un groupe louvaniste belge de metal épique et symphonique actif depuis 2013. Son premier album studio, “Interbellum” remonte à 2019. Poursuivant sur sa lancée, le groupe a sorti un second opus en 2024, intitulé “Interbellum”. La chanteuse Sara Vanderheyden est entourée du bassiste Peter Thielemans, du violoniste Arvid Vermote (qu’un mauvais virus a empêché d’être présent) des guitaristes Robin Ritzen et Tom Van den Bosschelle tandis que le gardie des fûts n’est autre que Harald Bouten.

Côté répertoire, la bande à Sarah propose une sélection de ses meilleurs morceaux: “Know That”, “Hydra” (extrait de l’album “Continuum” de 2019), “Foretelling” (extrait de l’album “Interbellum” de 2024), “Effigy of Aftermath” (2024), “Deified” (2019), “Amidst Gods” (2024), “My Way to Glory” (2019), “Hero of Ages” (2019), “Goddess Fallacy” (2024).

Une prestation emballante portée par des mélodies épiques superbement interprétées. Belle ambiance malgré un public trop peu nombreux à mon goût…

Le groupe français Orkhys est un quintet composé de Julien Lancelot (basse), Henri Genty et Brice Druhet (guitare) ainsi que de Jean-Yves Chateaux aux fûts, sans oublier la chanteuse-harpiste Laurène Telennaria. Les artistes français n’oublieront pas de sitôt ce déplacement en bord de Meuse limbourgeoise, car un problème logistique leur a fait perdre plusieurs heures et ils n’ont pas vraiment eu le temps de faire un sound-check correct. Pire, l’organisateur les force à respecter l’horaire et le groupe parisien de metal symphonique n’aura de choix que d’interrompre sa prestation au bout de quatre titres seulement. En compensation, la chanteuse Laurène invite le public présent à assister gratuitement à la séance du lendemain soir à Luxembourg. Un geste très élégant de sa part.

Sauf erreur de ma part, le groupe a interprété “Legends”, “Boudicca, Queen of the Iceni”, “Deirdre and Bhróin” et “The Devil & The Impudent”.

Un répertoire aux jolis accents celtiques relevés par une harpe au son cristallin. J’ai beaucoup aimé et ne manquerai pas de revoir ce groupe sur scène dès que l’occasion se présentera.

La tête d’affiche de la soirée est un groupe que j’avais déjà eu l’occasion de voir et de photographier lors du Kraken Metal Fest à Ittre en 2024. J’avais tout bonnement adoré. Le groupe Epinikion ne comptait alors encore qu’un seul opus à son actif, sobrement intitulé “Inquisition” (2022). Entre-temps, la formation batave n’est pas restée inactive et a sorti cette année son excellent second album intitulé “The Force Of Nature”.

J’avais donc hâte de retrouver sur scène la chanteuse Kimberley Jongen, entourée de la claviériste Renate de Boer, des guitaristes Robert Tangerman et Maarten Jungschläger, ainsi que du bassiste Rutger Klijn et du batteur Michal Gis.

Malgré le manque d’espace, le groupe parvient à déployer son magnifique metal symphonique tout au long d’une setlist séduisante reprenant, à deux titres près, l’intégrallité du nouvel album: “The Moon, the Sun and the Stars”, “The Force of Nature”, “Come into My World”, “Your Ultimate Joy”, “I Thought You Were on My Side”, “Lessons in Life”, “Don’t Wake Up the Dead”, “Monsters in My Head”, “Run with the Wolves” et “Eyes Will Glow”.

Quel bonheur d’assister à un concert aussi réjouissant, avec une chanteuse très douée, superbement accompagnée par des claviers en directs (et pas des enregistrements)  et des guitares efficaces sans parler de la section rythmique qui a vraiment la patate. Bref, une prestation qualitative dans un lieu inattendu. Des surprises comme celles-là, le Ragnarok peut nous en réserver toutes les semaines!

Chronique: Hugues Timmermans
Photos: Hugues Timmermans

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