ARENA – Pepper’s Ghost
Après le double « Live & Life« (triple avec le DVD), Arena, qui fête son 10e anniversaire, nous revient avec un tout nouvel album. « Pepper’s Ghost » tient son nom d’une illusion créée en 1862 à l’aide de miroirs par un professeur du nom de Henry Pepper. Ce nouvel opus studio, le sixième du groupe, succède à « Contagion« sorti en 2003. Le line-up est inchangé avec Rob Sowden au chant, John Mitchell à la guitare, Clive Nolan aux claviers, Mick Pointer à la batterie et Ian Salmon à la basse.
Sept titres composent ce nouvel album. Dès « Bedlam Fayre », on est plongé dans l’ambiance chère au groupe. Le morceau est énergique et les backing vocals soutenues. Il s’inscrit bien dans la lignée de « Contagion ». Le refrain de « Smoke and Mirrors » se veut accrocheur. Le morceau est court et de ce fait pourrait se retrouver en single. John Mitchell nous y propose un solo charmeur.
« The Shattered Room » débute en douceur. Le ton monte, la guitare plaque ses accords avant qu’une certaine légèreté ne vienne enrober le tout. Les refrains alterneront en se montrant plus percutants. Sur les près de dix minutes de ce titre, les couleurs changeront à maintes reprises démontrant ainsi les différentes personnalités, la bataille des égos pour le pouvoir (en rapport avec le sujet abordé, pas avec les musiciens).
Ensuite, « The Eyes of Lara Moon » nous offre la guitare acoustique créant une ambiance intimiste. Intensité et mélancolie sont au programme de cette belle ballade au superbe solo de guitare. « Tantalus » débute au piano. La voix vient s’y ajouter. Le ton est sombre et les backing vocals, une fois encore, ajoutent un sérieux plus à l’ensemble. Petit à petit, le crescendo s’installe afin de bien montrer la frustration de ne pouvoir arriver à ses fins. « Purgatory Road » commence par un solo de guitare. Les claviers déploieront ensuite leurs mélodies sur des accords et riffs heavy de John Mitchell. Clive Nolan s’impose sur ce titre.
L’album se termine avec le fabuleux « Opera Fanatica ». Treize minutes de bonheur pour le seul titre écrit par Nolan seul. Inutile de dire que les claviers ont la part belle, que les arrangements vont de l’opéra au métal en passant par le classique. La section rythmique de Mick Pointer et Ian Salmon est percutante à souhait, la guitare de John Mitchell déborde de notes éblouissantes et Rob Sowden démontre, si besoin est, qu’il est le chanteur qu’il fallait pour Arena. C’est d’ailleurs le troisième opus studio que le groupe a enregistré avec lui. La finale de ce morceau vous verra parcouru par de grands frissons et vous n’aurez qu’une envie, remettre la galette !
Notez également la très belle pochette réalisée par le designer David Wyatt. On y voit les membres du groupe dessinés comme dans une BD dont le décor nous vient des siècles passés.
Ce nouvel Arena est un des meilleurs albums que le groupe ait enregistré. Même si personnellement je trouve qu’il ne surpasse pas « The Visitor », il est néanmoins indispensable pour tout amateur de rock progressif.
Pays: GB
Verglas 5029282100289 / SPV 087-40712 CD
Sortie: 2005/01/17
