CARLSSON, Patrik – Melodic Travel
Né en 1972 à Norrköping à 160 Kms au sud de Stockholm, Patrik Carlsson a débuté le piano à l’âge de cinq ans, s’est intéressé ensuite à la batterie et aux percussions, avant d’étudier la guitare. En 2004, il avait publié un premier album solo, « Phraseology ».
Pour ce nouvel album, il a peu partagé puisqu’il joue seul de la totalité des instruments (guitares, basse, claviers et percussions diverses), s’occupe de la production et a composé quatorze des seize titres.
Les voici (70’17) :
- « Settler’s Pleasure » (4’11)
- « Battlefield » (4’40)
- « Kristiina’s Song » (5’01)
- « Caribbean Uptempo » (3’38)
- « Gate to Haven » (5’30)
- « Liberty City » (4’04)
- « Luxian Minor » (3’43)
- « Archipelago Blues » (3’56)
- « Night Vision » (4’28)
- « The Great A » (3’49)
- « Hip’n Melodic » (4’19)
- « Desederia » (Johan Ekfeldt) (3’46)
- « Happy Quarter » (4’50)
- « Naboo » (4’37)
- « Spanish Vaganza » (5’42)
- « Silence » (Johan Ekfeldt) (4’00)
A l’écoute, il n’y a pas photo : Patrik Carlsson se positionne dans la catégorie des guitaristes techniquement doués, à l’aise dans de nombreuses configurations mariant « Rock », « Jazz » et même « Folk ». Sans conteste, la guitare est l’instrument privilégié. A l’opposé, les percussions paraissent négligées et déçoivent parfois par leur pauvreté et leur banalité. Les compositions apparaissent d’un bon niveau.
Tout au long de ces pièces, la parenté avec certains de ses confrères guitaristes les plus talentueux ne peut jamais être reniée.
Joe Stariani et Steve Vai dans « Settler’s Pleasure » et « Battlefield », éblouissants et colorés, et « Caribbean Uptempo », aux déferlements guitaristiques plus indigestes.
Steve Morse dans « Kriistiina’Song ».
Carlos Santana dans la jolie ballade « Gate to Heaven », ponctuée par un splendide solo digne de Joe Satriani ; dans également les élégants « Archipelago Blues » et « Hip’n Melodic ».
Carlos Santana et Al Di Meola dans le rafraîchissant et flamboyant « Luxian Minor ».
Frank Gambale dans « Liberty City », rapide et dansant, qui utilise une palette instrumentale plus large et qui pourrait même intégrer la musique de clubs de danses, souvent englués dans de vieux « Rocks » mille fois entendus.
John Scofield dans « Night Vision » et « The Great A », élégants, saccadés et… mieux soutenus par les percussions.
John Abercrombie dans « Desederia ».
Paco de Lucia et Al Di Meola dans les majestueux et hispanisants « Spanish Vaganza » et « Silence ».
Pour le reste,
Espèce de « Folk-Jazz Musette » bien fichu et guilleret, « Happy Quarter » ne manque pas de surprendre. A l’opposé, « Naboo », couvert par d’énervantes percussions, ne fait jamais vibrer.
En définitive, un album toujours agréable mais sans grande personnalité.
Pays: SE
Lion Music LMC192
Sortie: 2006/12/15
