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HEADRUSH – Headrush

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Le groupe italien Headrush, publie ici son tout premier album. Il est composé des musiciens repris ci-dessous :

  • Roberto Tiranti : Vocaux
  • Alessandro De Rosso : Guitares, Claviers et programmation
  • Mauro Castellani : Basse
  • Dave Fini : Batterie

Roberto Tiranti, également appelé Rob Tyrant, né en 1973, fait partie, depuis 1997, d’un groupe de Hard Rock italien relativement connu, Labyrinth.

Alessandro De Rosso débute en 1986 et acquiert rapidement une réputation de virtuosité dans divers groupes assurant les premières parties de plus grosses pointures. En 1995, il publie son premier album solo simplement intitulé « Alex De Rosso », suivi de « Ossimoro » en 1998 et de « The thin line between black and white » en 2002. La même année, il remplace le guitariste suédois John Norum dans Dokken. L’ancien chanteur de Toto, Joseph Williams, fait appel à lui, en 2003, pour son album « Vertigo » et, toujours en 2003, il participe à l’album « Perfect World » de Kelly Hansen, ancien de Hurricane.

Headrush est construit autour de ces deux musiciens.

Ci-dessous, les douze plages, produites par Alex De Rosso, représentant un peu plus de cinquante minutes d’un Hard Rock bien trempé, fichtrement bien foutu :

  1. « My world » (4’30)
  2. « Not just anyone » (3’44)
  3. « Fooling myself again » (3’50)
  4. « Ordinary man » (4’48)
  5. « All in a crime » (5’00)
  6. « What’s yours is mine » (4’06)
  7. « Catch 22 » (4’50)
  8. « Silence » (3’40)
  9. « Young » (4’16)
  10. « Change my life » (3’54)
  11. « Get off the dime » (4’30)
  12. « ‘Til I know » (3’28)

« Mr World » donne directement le ton avec des guitares bien saignantes et percutantes. En outre, cette plage est construite dans un schéma et avec une coloration Progressive plus marquée, que l’on retrouvera encore, atténuée, sur les deux pièces suivantes, « No just anyone » et « Fooling myself again », mais qui disparaîtra totalement par la suite. Comme tout au long de cet album, si les guitares dominent, le chant haut perché de Roberto Tiranti s’avère impeccable.

Dans « Ordinary man », « All in a crime » et « What’s your in mine », le rythme s’active encore et les guitares déchaînées se font plus lourdes et plus brutales. Malgré toute sa puissance vocale, Roberto Tiranti s’en trouve parfois un peu submergé, mais sans mettre l’ensemble en péril. Ici plus particulièrement, le jeu agressif et acrobatique de Alex De Rosso, souvent construit sur un déluge de riffs incorporant quelques solos explosifs, rappelle un guitariste comme John Sykes.

A partir de « Catch 22 », marqué par son refrain accrocheur et les voltiges de Alex De Rosso, la qualité monte encore d’un cran et cet album prend une dimension encore supérieure qu’il ne quittera plus jusqu’à la fin.

L’arrivée de « Silence », subtil et mélodieux, donne une respiration salvatrice après le choc des pièces précédentes. Une petite perle marquée par un Alex De Rosso laissant plus d’espace à un gigantesque Roberto Tiranti.

Puis arrive le grand frisson avec « Young ». Une superbe composition où tout est bien à sa place et dans lequel l’impressionnant Alessandro De Rosso crache son venin, filant dans tous les sens, comme le faisait Michael Schenker dans UFO ou dans son premier Michael Schenker Group. L’excellent Roberto Tiranti rappelle d’ailleurs Gary Barden, un des meilleurs chanteurs que Michael Schenker ait eu avec lui. La meilleure plage de l’album. Une véritable bombe qui devrait exploser dans les charts.

Même si les bons riffs pleuvent dans « Change my life », on continue à encaisser la claque donnée par « Young ».

Belle composition également que ce « Get off the dime », bourré de climats différents aussi bien à la guitare acoustique, tendre et mélodique, qu’aux guitares électriques, brutales et carrées. Un petit clin d’œil à J.J. Marsh et également à Glenn Hughes par le chant de Tiranti.

Le mélancolique « ‘Til I Know » clôture tranquillement l’album avec Tiranti accompagné par De Rosso à la guitare acoustique. Joli !

Un excellent album qui devrait cartonner et avec, dans la foulée, la découverte de deux personnalités, dont un tout grand guitariste de Hard, Alex De Rosso. Malgré son énorme présence et l’importance évidente de son apport, il n’est jamais ressenti comme lassant, longuet, mal à propos ou trop envahissant. Son côté automatiquement démonstratif n’apparaît aucunement au détriment de l’ensemble. Du grand art à ce niveau et dans ce style de musique.

Pays: IT
Frontiers FR CD 233
Sortie: 2005/03/21

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