E-THNIK – E-Thnik
Parmi les musiciens de cet album de rock progressif composé par le chanteur Mario Fasciano avec quelques comparses, on retrouve à la guitare Steve Morse (Dixie Dregs, Deep Purple), aux claviers Don Airey (Rainbow, Ozzy Osbourne, Jethro Tull) et à la batterie Ian Paice (Albert Lee, Deep Purple, Whitesnake, Paice, Ashton & Lord). Les autres, presque tous des musiciens italiens, sont moins connus.
C’est tout en douceur et presque exclusivement en acoustique que se déroule le premier titre « O nainana », avec un passage à l’accordéon. « La notte delle stelle » lui emboîte le pas avec un morceau tout aussi doux, où l’accordéon tient une petite place fort remarquée. On retrouve aussi un morceau plus guilleret comme « Tarantella a dispetto », où la batterie tient un rôle plus important.
La belle mélodie sur laquelle s’appuie « L’amore quando c’è » incline à le classer plutôt dans le rock progressif, avec de belles envolées à la guitare acoustique et à la mandoline. La guitare électrique prend le relais pour accélérer le rythme vers la fin et dynamiser des sonorités un peu mièvres.
Introduit par des cordes sublimes, « Che sogno » comporte de très beaux passages classiques magnifiquement joués au piano. La voix de Fasciano s’intègre bien dans cet ensemble très doux et mélodieux propice au rêve et à la réflexion introspective. C’est sans aucun doute LA figure de proue de cet album. C’est de la beauté à l’état pur.
« A notte » est de la même veine et comporte aussi des cordes et des percussions intéressantes qui lui donnent une couleur world. Ce sont cependant les claviers qui dominent pour en faire un emblème de prog rock bien senti, avec des cuivres de plus en plus présents vers la fin. On alterne ainsi les couleurs musicales tout au long de ce morceau bien construit.
Sur l’ambitieux « Sulo », c’est le piano qui émerge au milieu des arrangement des instruments à cordes qui lui donnent un caractère majestueux. Le thème y est bien mis en évidence. La trompette de « Tu si’ accussi » confère à ce morceau un ton jazz plus solennel, bien soutenu par une rythmique discrète.
La voix plaintive de Mario Fasciano s’intègre dans l’ambiance feutrée de « L’ala della musica », qui comporte une atmosphère plus dramatique et se déroule en mode low key. Enfin, c’est la guitare électrique qui mène le bal sur « O mare e l’anema », bien plus rythmé et tonique que le reste de l’album. On y frôle par moments le hard rock pour terminer l’album sur une note optimiste.
Pays: IT
Crisler CCD 3069
Sortie: 2004/11/22
