Steve Hackett grandiose au Cirque Royal
À peine deux ans après son dernier passage à Bruxelles avec la tournée célébrant les 50 ans de The Lamb Lies Down On Broadway, Steve Hackett était déjà de retour à Bruxelles ce 14 mai au Cirque Royal avec son spectacle “Best Of Genesis & Solo Gems”, formule retrospective mêlant compositions solo et grands classiques de Genesis.
La première partie du concert est consacrée à l’univers personnel du guitariste britannique, et démarre avec “The Devil’s Cathedral”. Le son est limpide, et le groupe est impressionnant. S’ensuivent “Every Day” et un superbe « The Sea Inside ». Cette première partie de concert laisse une large place aux développement instrumentaux avec notamment “Ace of Wands”, “The Steppes” ou “Camino Royale”. « Shadow of the Hierophant » met un point d’orgue à cette première partie de concert, avec une construction magnifique et une montée progressive qui plongent le public dans une ambiance presque contemplative.
Le chanteur Nad Sylvan apparaît finalement assez peu durant cette partie, mais chacune de ses interventions apporte une dimension théâtrale supplémentaire au spectacle, avec une présence scénique singulière et expressive. Le groupe qui l’accompagne se montre irréprochable, avec Rob Townsend aux saxophones et aux flûtes, Jonas Reingold à la basse et à la guitare, et les nouveaux venus Lalle Larsson aux claviers et Felix Lehrmann à la batterie.
Après l’entracte, place aux classiques de Genesis (le « Boys band » avec qui j’ai joué il y a des années, dixit M. Hackett) avec “Watcher of the Skies” en guise d’apéritif. C’est du grand art, et l’on peut s’empêcher de repenser à quel point Hacket et ses comparses ont contribué au développement du rock progressif et marqué non seulement leur époque, mais aussi les générations qui ont suivi. “The Cinema Show”, “Firth of Fifth” et surtout l’immense “Supper’s Ready” replongent la salle dans l’âge d’or du prog.
Le groupe quitte la scène sous une standing ovation et des applaudissement prolongés, avant de revenir pour deux dernières friandises : “Dance on a Volcano” et “Los Endos”. À 76 ans, Steve Hackett affiche la grande forme, et nous espérons qu’il continuera de nous faire vibrer le plus longtemps possible encore.
