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CICCADA – A Child In The Mirror

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Ciccada (cigale en anglais) est un groupe de rock progressif (enfin, s’il faut vraiment le classer dans une catégorie) fondé à Athènes par Nicolas Nikolopoulos (flûte, claviers, percussions et chant). Les autres membres du groupe sont : Evangelia Kozoni (chant, accordéon, percussions), Yorgos Mouchos (guitare électrique et acoustique, chant) et Omiros Komnios (basse). « A Child In The Mirror » est leur premier album. La formation hellénique revendique différentes influences : Alan Stivell, Curved Air, Gentle Giant, Jethro Tull, Igor Stravinski, Bela Bartok pour ne citer que celles-là.

Influences multiples qui se retrouvent effectivement dans la musique proposée sur ce disque. Je ne vous décrirai pas ici tous les morceaux, sous peine de rendre la lecture de ma bafouille par trop fastidieuse. Entrons tout de même dans le vif du sujet. Plusieurs titres débutent sur une intro classique à la Stravinski, c’est le cas de la première plage, qui porte le nom du groupe. Sur ce titre, le groupe nous propose, après la plage classique, une rythmique excellente façon Yes, un intermède rappelant les ambiances du superbe « Voyage Of The Accolyte » de Steve Hackett, pour passer ensuite au folk celtisant, pour les amateurs d’Alan Stivell.

Les musiciens jouent à changer de style tout au long de l’album, proposant un patchwork harmonieux et globalement plaisant. Les passages orientés classiques évoquent Univers Zéro, la voix d’Evangelina est splendide et son chant se rapproche de celui de Sonia Kristina, le timbre n’étant pas loin de celui de Kate Bush. Je dis le timbre parce que notre jeune chanteuse n’atteint pas le lyrisme de la diva du Sussex. Ceci est particulièrement vrai sur les ballades médiévales « Raindrops » et « An Endless Sea », très mélodieuse mais dont le ton quasi grégorien est quelque peu lassant. Une belle ballade, beaucoup plus légère, est la plage titulaire ! Légèreté de la flûte rappelant Yesterdays, très beau passage de guitare jazz, puis de nouveau tendance Univers Zéro. Parlons d’« Elisabeth » : accents métal à la guitare et à la batterie, entrecoupés de phrases planantes à la flûte, très beau et varié… nous sortons de notre assoupissement. Enfin sur la plage de clôture, la seule touche Jethro Tull, un passage swing de flûte très Ian Anderson, suivi d’un délire progressif à la Van der Graaf Generator histoire de finir en beauté.

Et c’est donc ici que la boucle étant bouclée, les athéniens s’atteignirent ! Un beau voyage proposé par des musiciens ô combien talentueux. Manque seulement de vie surtout au cœur de l’album lorsque les ballades celto-médiévales s’enchaînent, avec un chant un peu fade. Il y aurait mieux à tirer de la magnifique voix d’Evangelina me semble-t-il. Encore une fois tout est affaire de goût. Cela dit ce disque est un bon début.

Pays: GR
Fading FAD-001 / Altrock
Sortie: 2010/06/01

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