CD/DVDChroniques

ASHENT – Deconstructive

Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

Bon sang, serait-on en train d’assister à une N.W.O.I.P.M. (New Wave Of Italian Progressive Metal) comme cela a été le cas en Angleterre au début des années 80 avec la N.W.O.B.H.M. (New Wave Of British Heavy Metal) ? Ou bien nos amis transalpins sont-ils en train, comme pour les westerns spaghettis chers à Sergio Leone dans les seventies d’inventer le Métal Progressif Spaghetti ? Seul l’avenir nous le dira, toujours est-il que nous croulons pour l’instant sous une pile de CDs de métal progressif venus tout droit de la botte de l’Europe. Après Farther Paint, Rossometile, Astra ou Alchemy Room (pour ne parler que de ceux dont nous avons reçu l’album ces derniers mois), voici qu’Ashent pointe le bout de son nouvel album « Deconstructive ».

Comme Astra ou Farther Paint, Ashent est un groupe progressif comme je les aime car il ne se contente pas de copier les groupes qui ont établi les canons du style. Au contraire, les 6 vénitiens font beaucoup d’efforts pour être originaux et ne pas être comparé à d’autres. Si Astra avait adouci son métal progressif en y incorporant des éléments A.O.R., Ashent lui a choisi de faire exactement l’inverse et de durcir le ton en incorporant des éléments techno-trash et death mélodique.

« Sinking Beneath », la première plage de « Desconstructive » commence de manière assez abrupte pour une introduction à un album progressif avec un riff techno-trash assez vindicatif. La voix de Steve Braun est haut-perchée et mélodique, un peu comme celle de Tony Harnell (le chanteur de Starbreaker ex T.N.T.), mais, et c’est ce qui fait l’originalité des parties vocales chez Ashent, cette voix idéale pour le métal mélodique est soutenue en arrière-plan, par des grunts death metal du plus bel effet.

Musicalement, comme c’est souvent le cas dans le métal progressif, nous avons affaire à une large palette de variations de tempo, bien que celui-ci soit souvent assez speedé. Le clavier de Paolo Torresani, s’il est très présent, ne détrône cependant jamais les guitares à sept cordes de Onofrio Falanga et Cristiano Bergamo qui distillent aussi bien de magnifiques mélodies et des solis « Shreddés » que des riffs trashisants impitoyables. Au rayon innovation encore, des soli de guitares acoustiques sur « Ephemera », une prière récitée sur un tempo « blast-beat » pour le titre « To develop self creativity » ou encore une ballade chantée sur un improbable rythme de batterie électronique « How could it feel like this ».

Malgré toutes ces variations rythmiques, Ashent n’oublie jamais d’écrire de vraies chansons, aux refrains reconnaissables et ne dépassant jamais les 5 minutes. S’inspirer des plus grands, déconstruire et innover, voilà ce que fait Ashent sur « Deconstructive ». Un exemple à suivre pour d’autres.

Pays: IT
Lion Music LMC258
Sortie: 2009/03/20

Laisser un commentaire

Music In Belgium