FEJD – Nifelheim
Cela fait une dizaine d’années que les respectables frères Patrik et Niklas Rimmefors (NDR : du duo Folk qui porte leur patronyme familial) ne s’étaient plus acoquinés avec les membres du gang Power Metal Nostradameus au sein de Fejd afin de créer leur version hybride et plutôt personnelle de Folk Metal. « Nifelheim », qui sort le 21 aout 2026 chez Black Lodge est la première publication des musiciens suédois depuis « Trolldom », leur quatrième album paru en mars 2016 sur le label Dead End Exit Records.
L’histoire de Fejd démarre en 2001, lorsque les frères s’associent à Esko Salow (batterie), Lennart Specht (clavier) et Thomas Antonsson (basse), tous trois membres des groupes Metal Nostradameus et Pathos, afin de créer une version plus ‘énergique’ de leur Folk Médiéval. Bien que la guitare ne soit pas un élément central de sa musique, Fejd semble avoir été associé à la scène Folk Metal dès ses premiers enregistrements, ce qui lui a permis de défendre la musique de ses quatre premiers albums sur des scènes aussi prestigieuses que le Wacken Open Air, le Hellfest, le Sweden Rock Festival, le Summer Breeze, le Cernunnos Pagan Fest et bien d’autres encore.
Vous l’aurez sans doute compris, chez Fejd, l’énergie métallique vient surtout de la section rythmique. Mais si la guitare est carrément absente de la plupart de ses titres, elle est avantageusement remplacée par l’utilisation de la Moharpa ; une espèce de violon à clés dont Niklas a fait sa spécialité (NDR : celui-ci est également en charge du chant) et le Bouzouki, ce Luth exotique qu’utilise Patrik (NDR : lorsqu’il ne joue pas du Hurdy-Gurdy, de la guimbarde, de la flute, de la corne ou de la cornemuse). De ce fait, les huit compositions présentées sur l’album « Nifelheim », bien que sombre et énergiques, sont quand même plus acoustiques que métalliques. Plutôt original dans son genre, Fejd est incontestablement moins ‘rituel’ qu’un Wardruna ou moins extrême que des formations Folk Metal typiques telles que Månegarm, Falkenbach ou Myrkgrav et s’il fallait citer la formation que nous estimons être la plus proche de lui, ce serait probablement le projet viking/folk Otyg créé par le multi-instrumentiste suédois Vintersorg dans le courant des années 90.
N’ayant pas étudié le suédois, nous ne pouvons pas vraiment vous parler des textes de l’album, mais nous imaginons qu’ils font amplement référence à la mythologie nordique et aux guerriers Vikings puisque, selon la toile le «Nifelheim » qui donne son titre à l’album est un monde primordial de brume, de glace et de froid, « Nidhögg », un dragon vivant, sous les racines de l’arbre-monde Yggdrasil et « Sköldborg » une formation défensive constituée d’un mur de boucliers.
Un album à tester, donc, si vous aimez le folklore et la mythologie nordique, que vous aimez les ambiances sombres et l’énergie du Metal, mais que les riffs musclés et les vocaux extrêmes ne sont pas un prérequis.
- “Nifelheim” (4:07)
- “Nidhögg” (7:28)
- “Edsvuren” (5:18)
- “Älvagrimmar” (6:16)
- “Sköldborg” (4:16)
- “Einar Blå” (5:04)
- “Strilja” (5:02)
- “Svarta Tjärn” (5:18)
Le groupe :
- Patrik Rimmerfors – Chant, bouzouki
- Niklas Rimmerfors – Moraharpa
- Esko Salow – Batterie
- Lennart Specht – Clavier
- Thomas Antonsson – Basse
Pays : SE
Label: Black Lodge – Promo : Palmer Turner Overdrive
Sortie: 2026/08/21
