Nouveau concours: Nothing au Bota
Le retour de la pluie au terme d’un été caniculaire sonne comme une piqûre de rappel : la rentrée approche… Et avec elle, la nouvelle saison des salles de concerts. Sans surprise, celle du Bota s’apprête à démarrer comme l’ancienne s’est terminée, à savoir sur les chapeaux de roue.
Dès le 1er septembre, la programmation s’emballera au son de la folk soutenue de Wild Pink et de la sunshine pop nerveuse de The Belair Lip Bombs avant la prestation très attendue de la captivante Prewn le lendemain. Mais le premier rendez-vous incontournable se tiendra le jeudi 3 lors de la venue de Nothing from Philadelphia au Museum. Le projet articulé autour de Nicky Palermo a publié début d’année « A Short History Of Decay », un cinquième album bouleversant à bien des égards.
Pour le même prix, le successeur de « The Great Dismal » ne voyait pas le jour. Pour des raisons artistiques tout d’abord car son auteur estimait avoir fait le tour de la question. Pour des raisons personnelles ensuite, directement liées au développement d’une maladie dégénérative dont il se savait porteur par héritage familial. Caractérisée par des spasmes inopinés des muscles et de la parole, elle touche en plein fouet son quotidien mais n’a pas altéré son enthousiasme.
Boosté par l’osmose parfaite entre les membres actuels du groupe ainsi que ses projets parallèles (il a enregistré un album collaboratif avec Full Of Hell et lancé un festival shoegaze baptisé Slide Away), il est ainsi revenu sur sa décision. Au terme d’une intense réflexion introspective, il a puisé son énergie dans l’adversité et a composé cette nouvelle plaque à l’état d’esprit radicalement différent.
D’une sensibilité à fleur de peau, elle présente l’artiste sans artifice, sa voix affectée par la maladie ajoutant une dose d’émotion à des compositions d’autant plus puissantes. Sombres et intenses, celles-ci oscillent entre shoegaze et post-hardcore tout en ne négligeant pas l’aspect mélodieux sous-jacent. Un détail particulièrement travaillé sur les titres retenus, dont un « Purple Strings » à arracher des larmes, boosté par une section de cordes et la harpe de Mary Lattimore. Et que dire d’« Essential Tremors » (du nom de sa maladie) sur lequel il se dévoile sans filtre et en crescendo. Cela dit, que les amateurs de riffs se rassurent, les amplis restent dans la rouge sur scène.
La première partie sera assurée par les Norvégiens de Hammok dont la réputation hardcore aux guitares abrasives n’est plus à démontrer. Ils défendent actuellement leur deuxième plaque, « When Does This Place Become Our Scene », publié chez Sargent House au début de l’été. Attendez-vous à un ouragan de décibels.
Nous avons des tickets à vous offrir pour cette soirée aux riffs décoiffants contrôlés via notre concours. Bonne chance !
