Anvil et Killer déterrent le passé au Zik-Zak
Le groupe canadien Anvil entretient une longue histoire d’amour avec la Belgique, remontant à son premier passage dans nos contrées en 1983. Notre pays ne pouvait donc faire défaut à la tournée actuelle, Pounding The Past, au cours de laquelle le groupe interpréte exclusivement des titres issus de ses trois premiers albums. Pour cette tournée européenne, ils sont accompagnés de Killer, amis de longue date et pionniers du metal made in Belgium avec Paul ‘Shorty’ Van Camp aux commandes. Et pour cette date au Zik-Zak, la formation française Spirit War, emmenée par un autre vétéran du metal, Markus Fortunato, ouvrait les hostilités.
Comme Anvil et Killer, Spirit War évolue sous forme de trio et s’inscrit dans une lignée musicale similaire. Ils délivrent un set de qualité et le public réagit très bien. Pour ma part, j’ai été assez impressionné par la dextérité de Markus Fortunato qui, en plus d’assurer à la 6-cordes (basse), s’en sort plus qu’honorablement au chant.
C’est ensuite au trio belge de prendre possession des lieux devant un public largement acquis à leur cause. Après 46 ans de carrière, Killer vient de sortir l’album « The Grand Finale », peut-être le dernier, mais en tout cas une galette de grande qualité d’après les nouveaux titres que l’on aura pu écouter.
21h15, les stars de la soirée font leur apparition. Comme de coutume, Steve ‘Lips’ Kudlow se mêle au public avant d’entamer les premières mesures de « March Of The Crabs ». Et, comme d’habitude également, il a toujours ce sourire et cette joie absolue de pouvoir jouer et de partager son enthousiasme avec les fans. Le groupe enchaîne sur un « 666 » survitaminé puis sur « School Love ». D’autres classiques suivront comme « Bedroom Game », « Motormount » et « Mad Dog », avant un medley de titres plus récents : « Badass Rock N Roll », « Bitch In The Box » et « On Fire ».
Ca sonne, ça bouge et ça transpire le rock’n’ roll. Après « Winged Assassins », Lips partage une anecdote hilarante vécue lors d’une tournée avec Motorhead, et enchaîne avec « Free As The Wind » en hommage à Lemmy. Le temps passe trop vite et les hymnes hard rock continuent de défiler : « Forged In Fire », « Mothra », avant de donner carte blanche à Robb Reiner pour un solo de batterie remarqué dans « Sweet Thing ».
Le concert approche de sa fin avec « Jackhammer », mais comme nous le savons tous, il manque encore LE titre qui a marqué des générations, celui qui a fait d’Anvil une légende. « Metal On Metal »constitue le bouquet final d’une soirée retour aux sources. Et pour le public, c’est un privilège de pouvoir voir une formation légendaire dans une salle inimiste comme le Zik-Zak.
Photos : Sante Broccolo
