The REED CONSERVATION SOCIETY – Sing a Song that Never Ends
’Chante une chanson qui ne finit jamais’, ou plutôt ’Sing a Song…’, puisque la formation parisienne, revient au chant en anglais, après avoir proposé un premier album en français, après des mini-albums eux chantés dans la langue de Shakespeare. De ce dernier à Molière, le groupe français jongle donc entre les langues, D’un duo formé de Stéphane Auzenet (chant, guitare, écriture) et de Mathieu Blanc (trompette, guitare, arrangements), celui-ci s’est au fil des concerts données, transformé en quatuor, avec la présence affirmée de Cédric Bermond (batterie) et de Nicolas Pain (basse). Quatre musiciens donc, qui ont choisi de jouer ensemble en studio, pour offrir un rendu franc, naturel, instinctif. Avec pour résultat, un folk-pop effectivement fluide, léger, voire même aérien, grâce à des accords précis, des effluves légères de synthés offrant un arrière-plan justement aérien, un chant clair et léger lui-aussi, et enfin un trompette chatoyante !
Rappelant bien sûr les grands singer-songwriters, les morceaux nous bercent avec légèreté, tout en conservant un tempo non négligeable, conservant surtout cette recherche de la mélodie, cette dernière étant omniprésente. Avec un support visuel fait maison, lui-aussi franc, naturel, offrant des images de la vie…tout simplement, qui se marient parfaitement à un folk-pop aux effluves atmosphériques, rappelant étrangement Gainsbourg et Birkin, grâce à ce savant mélange de chant masculin et féminin. Un clip bourré de franchise, qui rappellera finalement aussi l’immense artiste français cité plus haut !
Voilà un beau voyage, où le folk-pop s’habille à nouveau des incursions de la trompette ou d’autres cuivres, avec toujours un chant clair et subtil, qui fait encore honneur à la mélodie, subtil aussi les interventions de synthés, avec au final une orchestration délicate bercée finalement par des chœurs eux-aussi délicats ! Un road-movie à travers la vie, où musique, chant, vidéos et pochettes respirent en quelque sorte une naïveté enfantine d’ailleurs, ce sont les grands enfants de Stéphane qui réalisent le visuel de ce bel album…
Sans oublier quelques incursions néo-classiques, qui complètent un travail musical subtil qui par exemple, va porter un joli chant féminin. Mais bon j’écris, en fait, l’essentiel est que vous chers lecteurs et auditeurs (vu le contenu sonore de ma chronique), appréciez à sa juste valeur les compositions de cet opus, c’est pourquoi je vous fourni ci-dessous le lien Bandcamp :
https://thereedconservationsociety.bandcamp.com/album/sing-a-song-that-never-ends
Voilà un beau voyage folk-pop, offert par un quatuor maîtrisant son sujet, et qui nous propose un folk délicat aux effluves atmosphériques ou néo-classiques, avec une petite touche subtil de cuivres, et un travail vocal à la fois féminin et masculin, ce dernier apportant lui-aussi plein de subtilité. C’est à découvrir…
NB : le quatuor bénéficie ici de l’aide d’une pléiade de musiciennes, musiciens et chanteuses !
Pays : FR
Hot Puma Records
Sortie: 2026/06/26
