SCALED ALPS – Let the Alpine Play
’ 16 titres de psychogéographie nocturne de Los Angeles : une musique de cavale criminelle céleste et infernale qui tend vers une victoire mélancolique, des hymnes pour mutant dancers’, voilà donc les termes (ce ne sont pas les miens, mais ceux de James Quentin Devine) sous lesquelles est décrit ce nouvel album du groupe Scaled Alps. Formation au sein de laquelle, on retrouve Anthony Percoco, et un certain Steve Fishman dont nous avions déjà parlé sur notre site. Ajoutons que James nous a précisé que l’opus commençait par ’un psychédélisme nocturne et vacillant’ ! Voyons cela avec la découverte d’une composition posée voire feutrée, où un piano classique, et une orchestration soft (batterie, guitare), portent un chant plutôt sombre et ténébreux. Entre jazz et néo-classique, cette première composition dépose une atmosphère lancinante, qui en fin de parcours, évolue vers quelque chose de plus chaotique et plus psychédélique ! Une ambiance de départ qui nous revient, au même titre que ce piano classique, et cette voix ténébreuse, qui déposent de nouveau une mélancolie qui s’illumine à travers le son de la guitare. Je profite d’un premier extrait, pour vous spécifier que les morceaux sont plutôt courts, allant de 1 à 3 minutes (sauf pour une composition plus longue), un extrait avec comme au départ piano, voix caverneuse, et guitare alternative :
Une guitare qui semble se faire plus présente sur les morceaux suivants, avec aussi une voix qui commence à s’ouvrir vers les aigus et qui prend plus de coffre. Une sorte de métamorphose, qui s’imprime encore plus à travers une composition plus alternative et plus enjouée, où l’on sent clairement un souffle psychédélique, tout en conservant une certaine noirceur ! Retour à une atmosphère plus aérienne voire lancinante, où le piano et la guitare s’accordent bien (c’est le cas de le dire) à ce timbre de voix qui nous touche, une voix émotionnelle, profonde :
Voix et piano classique continuent de nous prendre aux tripes, à travers une musique aux frontières du jazz, du néo-classique, et du rock psychédélique voire progressif, mais aussi d’un rock-alternatif nous rappelant les eighties…à travers ce côté sombre des choses. Un rendu qui pourrait aussi rappeler certaines facettes du travail du grand David Bowie, rappeler aussi les ambiances de Bauhaus ou d’un certain Nick Cave de son groupe Birthday Party…mais pour ce faire une meilleure idée, quoi de mieux que de compulser le Bandcamp de cet étrange album !
https://scaledalps.bandcamp.com/album/let-the-alpine-play
Plongée profonde au sein d’atmosphères majoritairement sombres et obscures, qui permettent cependant l’ouverture vers des ambiances plus survoltées et psychédéliques. Voilà un album profond et psychologique, porté par un chant ténébreux et une orchestration millimétrée, voguant entre jazz, néo-classique et rock psychédélique ou rock alternatif teinté eighties.
Line-up:
James Quentin Devine (chant)
Anthony Percoco (claviers, guitare)
Sean McCarthy (batterie)
Steve Fishman (basse)
Pays : US
Blue Hell
Sortie : 2026/07/20
