DIE! DIE! DIE! – Charm. Offensive
Après son très bon « Swim« (2014), Die! Die! Die! revient avec un sixième album qui s’avère tout aussi intéressant que son prédécesseur. Le groupe néo-zélandais s’est construit en une quinzaine d’années une réputation sérieuse, bien qu’il n’ait pas encore percé au plus haut sommet de la hiérarchie rock mondiale. Bref, ce n’est pas demain la veille que Die! Die! Die! détrônera Metallica ou les Foo Fighters sur les scènes de plus grands festivals mondiaux mais après tout, cela n’a pas grande importance puisque ceux qui connaissent et apprécient ce groupe resteront d’heureux élus triés sur le volet, membres d’une élite discrète forgée à l’aune du bon goût et de la qualité.
Nous avions laissé Die! Die! Die! avec son album « Swim », qui avait démontré l’évolution vers le bien que ce trio composé d’Andrew Wilson (guitare et chant), Michael Prain (batterie) et Mike Logie (basse) avait pu accomplir. Cet album plein d’énergie et de pétulance laisse aujourd’hui la place à un disque plus réfléchi, plus grave mais toujours aussi captivant. La production signée Rory Attwell (Yuck, Male Blonding, Palma Violets), qui fait en même temps office de bassiste, est tout en ampleur et en profondeur. « Charm.Offensive » prend ainsi des allures plus post-punk que purement punk, avec toujours le sens aigu de l’urgence qui met une dose de drame dans le romantisme électrique de Die! Die! Die!
Dès le premier titre « How soon is too soon? », le ciel s’éclaircit et laisse descendre un chant d’un angélisme nerveux flottant sur un lit de guitares capricieuses. La tension reste palpable sur le chaotique « Glacial pace », sorte de mètre-étalon qui va servir à mesurer le degré d’intensité des autres titres de l’album. Proche de ce morceau figure aussi « Bottlecaps and phones (I can’t see you) », qui allie une dimension sonore profonde et une rythmique d’une saine excitation. Si la grande cohérence du son semble unifier l’album, celui-ci n’en reste pas moins varié par le fait des compositions qui savent éviter la monotonie. Exemple avec « Window in my pocket », très structuré par rapport à la folie lourdingue et aventureuse de « My friend has a car he starts with a hammer » mais plus léger que le lent et métronomique « Still echos », superbe également.
Nous ne révélerons pas tous les attraits de ce nouvel album mais sachez que la seconde partie du disque reste aussi haletante et belle que la première, avec une mention spéciale pour le rêveur « For Melody » ou le final « Only thing I want ».
Die! Die! Die! nous montre ici qu’il n’a aucunement épuisé sa réserve de bonnes idées et ce nouvel album marque encore une nouvelle progression vers l’excellence. Il va falloir commencer à s’intéresser de très près à ce groupe et une occasion pourrait être trouvée grâce au concert que Die! Die! Die! donnera au Magasin 4 de Bruxelles le 27 novembre prochain. Gravez cette date dans vos mémoires.
Pays: NZ
Sounds Of Subterrania
Sortie: 2017/10/06
