IRON BASTARDS – Boogie woogie violence
Dès le premier abord visuel, on a tout compris : le nom du groupe Iron Bastards, le cobra aux dents fourchues qui se tient menaçant sur la pochette et le titre de l’album « Boogie woogie violence », tout annonce que ça va saigner. Et effectivement, dès « Jungle speed », premier des 18 titres, nous voila emportés dans un Stalingrad électrique, une corrida sauvage, un séjour en accélérateur de particules. Et toute cette folie gravite autour d’une seule obsession : Motörhead.
En effet, les jeunes strasbourgeois d’Iron Bastards (David Bour, basse et chant; David Semler, guitare et choeurs; Anthony Meyer, batterie), au lieu de tomber dans une marmite de choucroute, ont été précipités à la naissance dans un haut-fourneau où bouillonnait la discographie complète de Motörhead. Le groupe de Lemmy a laissé des traces indélébiles sur ces trois spadassins, qui forment leur groupe en 2013 et se dépêchent de balancer à la face du monde deux premiers EP en 2014, « Boogie woogie sessions » et « Wasteland ».
Ceux qui s’estiment floués de n’avoir pas écouté ces deux opus au bon moment vont pouvoir se rattraper avec ce « Boogie woogie violence », qui regroupe la totalité de ces deuxpremiers EPs, agrémentés de cinq nouveaux titres et de trois versions live.
D’où ce roboratif album de 18 titres que les admirateurs de Motörhead avaleront avec délice. Car pour goûter à cet exercice, il faut bien évidemment apprécier Motörhead qui sert ici d’inspiration exclusive, tant au niveau du chant que de la basse, la guitare ou la batterie. Et ici, c’est comme chez Lemmy et ses sbires : que du muscle, pas de graisse, pas de temps mort. Les puristes hurleront au plagiat, ramenant les Iron Bastards à Motörhead ce qu’est Airbourne à AC/DC. Mais ceux qui se sont déjà procuré le pack de six bières et qui headbanguent contre le mur comme des maudits ont tout compris de la façon dont il faut apprécier ce groupe : comme un pur moment de plaisir, sans prétentions et bougrement bien ficelé.
Distinguer un titre par rapport à un autre n’est pas chose facile mais « Jungle speed », « Pancho Villa », « Reverse mirror », « Fast & on time » ou l’emblématique « Bastards are the future of the world » aideront à faire place nette. Ces mêmes morceaux figurent aussi en version live à la fin du disque, histoire de montrer que les Iron Bastards sont aussi une attraction vivace sur scène. Une seule conclusion à tout ceci : up the Irons!
Pays: FR
Black ‘n’ Purple Records
Sortie: 2015/09/11