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D PROJECT (The) – Making Sense

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Groupe de rock progressif originaire du Canada et plus précisément du Québec, The D Project est un projet qui roule sa bosse depuis ses débuts en 2006. En effet, les éloges et les chroniques positives ne manquent pas avec une impressionnante moyenne supérieure à 8/10 pour les trois premiers opus ! Quatrième sortie donc pour ce groupe emmené par Stéphane Desbiens (composition, guitare, claviers et chant), Mathieu Gosselin (basse, stick et chant) et Jean Gosselin (batterie et percussions. S’ajoute aussi à cela toute une pléiade de musiciens suppléants parmi lesquels, on retrouve un membre de Lazuli et Nemo, deux fers de lance du rock progressif français. Une grande équipe donc pour un grand orchestre où l’on percevra le son de la flûte, du violon, du violoncelle, de nombreux synthés et claviers et bien sûr, la léode de Claude Leonetti ! Les chœurs ne sont pas en reste là aussi avec, de nombreux invités pour pousser le chant à son paroxysme.

Après de nombreuses productions en demi-teinte, voici enfin une galette où l’on se lève de sa chaise pour applaudir comme il se doit, un travail bien ficelé qui mélange parfaitement inventivité, puissance et mélodie. Plus ample et plus symphonique que les réalisations précédentes proposées, cet opus pousse de l’avant avec une masterisation réalisée par Andy Jackson qui avait travaillé avec Pink Floyd. Cela s’entend dès le départ avec une musique, un chant et des chœurs riches en profondeur. Attrayant d’entrée de jeu, les morceaux nous bercent dans un rock progressif teinté de métal et de psychédélisme qui nous rappelle effectivement Pink Floyd. Les passages de guitares sont souvent aériens et proches d’un Gilmour avec une ambiance psyché où le chant, s’inspire d’un Waters. Etonnement d’autres compositions s’apparentent plutôt au groupe de Robert Smith mais aussi au grand Camel quand la flûte se fait entendre. Quelque soit l’univers joué, les musiciens gardent toujours ce soucis du détail dans l’élaboration de compositions bien torchées !

Rock progressif, métal progressif, rock psychédélique mais aussi, jazz-rock et jam-session sont présents au sein de cet album où le saxophone et la basse, se donnent à fond dans des solos endiablés et des breaks surprenants. Concernant cette dernière constatation, on est près d’un Van Der Graaf Generator ou du groupe Unitopia. Les claviers ne sont pas oubliés avec de nombreux passages inspirés où l’auditeur apprécie un grand panel de sons qui brossent une large période musicale prenant ses bases depuis les seventies.

Au final, c’est un album de rock progressif très agréable à écouter où les protagonistes ont maitrisé leur sujet en offrant un opus riche et diversifié. Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire. Bonne écoute !

Pays: CA
Ozeta Productions OZP2-4411
Sortie: 2014/06/03

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