CD/DVDChroniques

DIXON, Marc – Jours Sombres Nuits Blanches

Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

Marc Dixon, c’est cet artiste liégeois qui impose le respect depuis plus de trois décennies. Touche-à-tout compulsif, il s’est toutefois concentré ces derniers temps sur la photographie et la musique. Pour preuve, si dix-huit années avaient été nécessaires à la gestation de « Malédixon » (2009), il ne lui en aura fallu que trois pour lui donner un successeur, et sans doute beaucoup moins de temps encore pour le baptiser puisque « Jours Sombres Nuits Blanches » est également le nom de son blog, actif depuis 2003. Mais « Jours Sombres Nuits Blanches », c’est aussi l’histoire d’une rencontre avec un certain Jérôme Mardaga, quelque peu désabusé depuis l’auto-sabordage de son projet Jeronimo. Bon, d’accord, ils avaient déjà collaboré ensemble pour un clip vidéo (« La Fille Sous l’Eau »), mais c’est surtout lors de l’enregistrement du dernier album de Marc Morgan (« Beaucoup Vite Loin ») que les deux hommes ont appris à se connaître et à s’apprécier (Jérôme jouait de la guitare tandis que Marc immortalisait l’événement).

Il ne faut pas longtemps pour s’apercevoir que l’alchimie entre les deux personnages jaillit telle une évidence en studio également. Ainsi, la voix presque désintéressée de Marc Dixon se retrouve mise en valeur par les lumineux arrangements bluesy de Jérôme Mardaga, dont la production apporte par ailleurs une plus-value intéressante. Si l’on y ajoute les subtils jeux de mots de « Courts-Circuits » et l’entrain contenu de « Si Tu Joues Ta Vie », on se retrouve en présence d’un début de plaque exemplaire, d’autant qu’il s’approprie de bien belle manière le « Walking In The Rain » de Flash & The Pan dans une version sinistre à souhait qui lui va comme un gant.

D’une manière générale, lorsque Marc Dixon s’attaque au répertoire d’un autre artiste, il parvient à imprégner de sa classe le titre réinterprété. Jetez donc une oreille au sublime « Noise Around » de Santa Cruz ou au délicat « I’m Just Blue » de Sandy Dillon pour vous en convaincre. Mais ne laissons pas pour autant de côté ses propres compositions qui se révèlent à son image : sombres et cyniques. Ceci étant, les thèmes écorchés et l’atmosphère lourde fonctionnent à merveille (« Ascenseur Pour l’Echappée », « Accords Désaccords », « Quitter Cette Ville ») et renvoient à Jacques Duvall ou à Miam Monster Miam période « Forgotten Ladies ». À ce propos, accordons une mention particulière à la plage titulaire qui résume parfaitement l’état d’esprit qui l’habite. Ce n’est certainement pas demain que Marc Dixon composera un album léger et coloré, mais peu importe après tout, cette noirceur lui va si bien…

Pays: BE
Dixmix 002 distr. COD
Sortie: 2012/09/21

Laisser un commentaire

This website uses cookies to analyze site traffic and improve your experience. By continuing to use this site, you consent to our use of cookies.
Music In Belgium