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BLACK LABEL SOCIETY – Order of the black

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Remarqué par Ozzy Osbourne alors qu’il bossait dans une station-service du New Jersey, Zakk Wylde devient à 21 ans le guitariste du Madman sur son album « No rest for the wicked » en 1988. Le monde du heavy metal apprend vite à connaître le prodige et à reconnaître ses époustouflantes qualités guitaristiques. En effet, Zakk Wylde est un surdoué et succède dignement à un autre flamboyant guitariste employé par Ozzy, le regretté Randy Rhoads (1956-1982).

C’est encore sous l’impulsion d’Ozzy Osbourne que Zakk Wylde met sur pied son propre groupe, le Black Label Society, qui commence à déverser sur le monde des albums de métal chromé à chaud dès 1998. Zakk Wylde conduit ainsi parallèlement sa carrière solo et son emploi de bretteur chez Ozzy, où ses talents ont emmené l’ex-Black Sabbath sur les plus hautes marches de la gloire mondiale. Ozzy aurait-il fait le zouave dans The Osbournes où aurait-il tourné des pubs hilarantes pour Samsung sans le concours de Zakk Wylde? Il y a matière à discuter.

Quoi qu’il en soit, on ne retrouve pas Zakk Wylde sur le dernier (et excellent) album d’Ozzy, « Scream ». Le blond au physique de bûcheron viking a préféré reprendre sa liberté pour consacrer ses efforts à son nouvel album (le neuvième) et la construction de son futur studio dans sa maison de Californie. Il semble aussi s’être remis de problèmes de santé qui l’avaient empêché de tourner l’année dernière.

Le personnel très mouvant jouant sur les albums successifs fait apparaître néanmoins quelques habitués accompagnant Zakk Wylde sur plusieurs de ses disques : John DeServio (basse, successeur de Robert Trujillo parti jouer chez Metallica) et Craig Nunenmacher (batterie). Aujourd’hui, c’est Zakk Wylde, John DeServio et Will Hunt (batterie) qui officient en véritable power trio sur ce « Order of the Black », qui pourrait bien être le meilleur album de Zakk Wylde à ce jour. L’album est entré directement quatrième du Billboard américain avec des ventes de 33&nbthinsp;000 unités dès sa première semaine de sortie. Et au vu de la musique qui nous passe à travers les oreilles, on comprend que ce succès est mérité.

Dès « Crazy horse » et ses riffs en fusion, on devine que ça ne va pas être une partie de plaisir pour les tympans. Le pilonnage continue sur « Overlord » et « Parade of the dead ». Zakk Wylde a en fait élaboré un cycle régulier : deux titres bastons – une ballade – deux titres bastons – une ballade. C’est ainsi qu’après le délicat « Darkest days », la forge reprend ses activités avec un « Black Sunday » hallucinant de virtuosité et « Southern dissolution », un morceau candidat au titre du plus gros poids lourd de l’album (le choix va s’avérer difficile car il y en a plusieurs comme ça). Rebelote après la sucrerie de « Time waits for noone » : pour une ballade achetée, deux paquets de plomb fondu gratuits (« Godspeed hellbound », « War of heaven »). Le cycle tranquille/furieux reprend encore une dernière fois avec la succession « Shallow grave »« Chupacabra » (instrumental mexicain) – « Riders of the damned » (au petit parfum sabbathien). Le dernier titre « January » est tout gentil et délicat et les petits veinards habitant en Europe peuvent bénéficier d’un titre bonus figurant sur l’édition européenne : une reprise du « Can’t find my way home » du légendaire Blind Faith.

Donc, pour conclure : magasin de disques, rayon métal, lettre B, disque « Order of the Black » de Black Label Society, vérifier sa monnaie, acheter. Des gestes simples pour passer une excellente journée.

Pays: US
Roadrunner RR 7778-5
Sortie: 2010/08/23

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