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DANKO JONES – Below the belt

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Avec Danko Jones, le rock a encore quelques balles explosives dans sa cartouchière. Le tonitruant Black canadien prodigue depuis bientôt une quinzaine d’années ses attaques soniques, se moquant bien des modes et payant toujours sa cotisation au rock ‘n’ roll électrique radical avec un généreux pourboire.

Le bon Danko s’est vite fait une réputation de dur à cuire avec des albums sans compromis remplis à ras bord de hard rock nerveux racontant les filles, comment les lever, comment les jeter, comment ne pas se faire marcher sur les pieds ou comment choisir la meilleure huile pour sa Porsche. Des thèmes simples pour une musique simple qui sait toujours y faire pour faire trembler les murs de la chambre et provoquer des pogos homériques lors des concerts, un des endroits où Danko Jones est le plus à l’aise. On ne vous le dira jamais assez : contre la morosité ambiante, l’écoute régulière de « Born a lion » (2002), « We sweat blood » (2003), « Sleep is the enemy » (2006) sont recommandés par tous les médecins déments, électriciens ou tueurs à gages inscrits au registre du commerce.

Avec l’avant-dernier album « Never too loud » (2008), les fans hardcore de l’étripeur de Toronto avaient pu avoir quelques frayeurs devant un album plus policé, davantage taillé pour les stades que pour les petits clubs dévastés par une foule en délire. Soyons tous rassurés, la cuvée 2010 du Danko Jones nouveau revient en force avec ce « Below the belt » tout en puissance et en déluge électrique, prêt à distribuer les baffes et les coups de pieds à l’arrière-train. Danko Jones a repris les choses à zéro et, avec ses sbires John Calabrese et Dan Cornelius, nous a concocté de quoi se défouler dans la bonne humeur et retrouver confiance dans le pouvoir du rock ‘n’ roll.

Avec ses petits riffs nerveux, ses paroles essentiellement au-dessous de la ceinture (le titre de l’album est ici bien trouvé) et ses morceaux musclés, Danko Jones nous revient avec l’esprit de ses premiers albums. La production et l’ambiance donnent à l’œuvre une petite sonorité fin seventies – début eighties qui n’est pas pour déplaire, entre Thin Lizzy et AC/DC, plus la touche punk ramonienne sans supplément de prix. C’est donc du Danko Jones pur jus et en ce sens, ça ne change pas beaucoup des albums précédents. Mais on ne peut pas reprocher à Monsieur Jones ce qui a fait la force de Motörhead ou d’AC/DC. Le rock ‘n’ roll, c’est le rock ‘n’ roll et ceux qui en attendent du raffinement n’ont qu’à écouter du rock progressif.

Donc, le dernier Danko Jones, c’est du cool et on attend avec impatience qu’il vienne nous donner des leçons de maintien sur scène, là où il a toujours été imbattable.

Pays: CA
Bad Taste Records BTR 136
Sortie: 2010/05

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