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DAG FÖR DAG – Boo

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Le 21 novembre dernier, A Place To Bury Strangers se produisait au Botanique. La première partie avait été confiée à Dag För Dag, qui annulera finalement sa prestation au dernier moment. Originaire de Lissoula dans le Montana, ce duo composé de Jacob Donald Snavely et de sa grande sœur Sarah Parthemore Snavely a atterri à Stockholm via notamment Honolulu et Londres. Après un EP sorti au printemps 2009 (« Shooting From The Shadows »), voici qu’arrive un premier album portant un curieux titre, « Boo ».

C’est d’ailleurs avec une sinistre plage titulaire instrumentale de quelques secondes que l’album démarre avant de laisser la place à « I Am The Assassin », un titre dont l’intensité prend d’emblée à la gorge. On pense à du Björk période « Post » en plus crasseux et en moins électro, avec une voix à la limite de la distorsion couplée à une mélodie clairement contagieuse. A ce propos, le début de la plaque est tout simplement irréprochable, avec « Hands And Knees », qui rappelle les meilleurs moments de The Walkmen et « Boxed Up In Pine », à l’ambiance lugubre habilement compensée par les voix chaleureuses et complémentaires du frère et de la sœur. L’atmosphère dégagée par « Wouldn’t You » fait, quand à elle, immanquablement penser à TV On The Radio, ou plutôt à l’artisan de leur son, en l’occurrence David Sitek, qui avait magnifié la voix de Scarlett Johansson en 2008 sur l’album « Anywhere I Lay My Head ». Et vu que celle de Sarah Parthemore navigue dans les mêmes contrées, le raccourci est bien vite emprunté.

C’est toutefois à ce moment que les choses se gâtent et retombent un, voire deux crans en dessous. Des titres comme « Silence As The Verb », « Traffic Jam » et « The Leather Of Your Boots » manquent cruellement d’inspiration (on dirait du Raveonettes de seconde zone), alors que le bluesy « Light On Your Feet » est à deux doigts de nous faire zapper. Heureusement, parmi ces plus faibles plages, on retrouve quelques illuminations comme un très réussi country glacial (« Seven Stories »), un excellent blues rock à la Joe Gideon & The Shark (« Animal ») et un final exemplaire bien pêchu (« Ring Me, Elise »), qui maintiennent finalement le bateau à flot, et font de « Boo » une réussite. Quant au mot de la fin, il sera glané dans les crédits: « Boo is a pretty word – no need to be afraid ». On n’aurait pas trouvé meilleure conclusion…

Pays: SE
Haldern Pop Recordings HPR-040
Sortie: 2010/02

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