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DAS POP – Das Pop

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A l’instar d’Anvers dans les années 90, la ville de Gand tend à devenir depuis quelques années le berceau de la scène rock influente du nord du pays. Avec des groupes comme The Van Jets, Madensuyu ou Mintzkov, mais aussi Das Pop et Soulwax qui, malgré un style musical un rien différent, se vouent une amitié réciproque. Pour preuve, ce sont les frères Dewaele qui ont produit « Das Pop ».

Ce troisième album aura mis du temps à arriver, puisque le dernier en date (« The Human Thing ») date de 2003. Depuis, pas mal de choses se sont passées, notamment au niveau du line-up. Autour du charismatique chanteur Bent Van Looy, on ne retrouve plus de la formation d’origine que le bassiste Niek Meul et l’imposant guitariste Reinhard Vanbergen. Tom Kestens s’en est allé former Lalalover et Lieven Moors a laissé vacante la place de batteur. Pendant toute une période (et notamment lors d’un concert gratuit dans le quartier Saint-Géry en septembre 2006), c’est le chanteur qui s’occupait de battre la mesure à la manière de Phil Collins, avant que le néo-zélandais Matt Eccles n’arrive en 2007 pour stabiliser la formation.

« Das Pop » débute avec un single efficace, « Underground », où de légères influences 60’s se marient à une mélodie pop venue tout droit des 70’s (ils n’ont d’ailleurs jamais caché leur penchant pour cette décennie). C’est alors que l’on se rend compte combien le groupe nous aura manqué pendant ces longues années. Ils ont en effet le don de composer des titres catchy qui flirtent avec le ringard (« Never Get Enough », « Fool For Love ») sans jamais transgresser la frontière. Que du contraire même, ils recentrent rapidement les choses dès qu’ils l’estiment nécessaire (« You Don’t Wanna Know » et « Saturday Night Part 2 » bénéficient clairement de la patte de Soulwax).

Bien entendu, les guitares sont loin d’être omniprésentes et les loops au synthé donnent parfois un sentiment gentil et inoffensif à certaines plages (« Saturday Night Part 1 », « Try Again ») qui n’apportent pas vraiment grand-chose. En revanche, les titres softs à l’orchestration plus recherchée (« The Last Thing », le très beau « Girl Be A Man ») se démarquent et mettent en valeur la voix de Bent Van Looy, qui peut aussi se révéler troublante, en opposition complète avec l’image de gai luron qu’il véhicule. Dans le même ordre d’idée, pointons « September », la balade au piano dont l’arrière-plan s’inspire du « I’m Not In Love » de 10CC. L’album se termine avec une nouvelle version (plus rapide et bien mieux produite) de « Feelgood Factors », un titre qui se trouvait sur « The Human Thing ». Une manière de tisser un lien entre le passé et l’avenir de Das Pop. Un groupe qui n’a peut-être jamais aussi bien porté son nom…

Pays: BE
N.E.W.S. 5414165030744
Sortie: 2009/09/18

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