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SPOCK’S BEARD – Feel Euphoria

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Ce nouveau Spock’s Beard était attendu avec une certaine inquiétude. Allait-il être à la hauteur du chef d’oeuvre que le groupe a sorti l’année dernière. « Snow » est un de ces albums indispensables à tout amateur de rock progressif, tout comme un « The Lamb Lies Down On Broadway » ou un « The Wall ». Et puis, il y a eu ce boulversement au sein du groupe. Le départ du chanteur Neal Morse remplacé par le batteur Nick D’Virgilio. Cela ne vous rappelle rien? Si, bien sûr! Le départ d’un certain Peter Gabriel de Genesis, remplacé par le batteur Phil Collins. Cerise sur le gâteau, Nick D’Virgilio est aussi le dernier batteur en date de Genesis, celui qui a remplacé Phil Collins justement.

Venons-en à « Feel Euphoria ». L’album commence en force, comme si le groupe voulait exorciser quelques démons, avec « Onomatopoeia » dans lequel on remarquera la belle prestation du bassiste Dave Meros. Cela continue avec « The Bottom Line » dont le final acoustique est superbe. C’est là que l’on retrouve le lien avec le précédent opus. Suis le morceau titulaire où la folie déborde du chant comme du solo de guitare d’Alan Morse et des claviers de Ryo Okumoto.

La ballade « Shining Star » vient ensuite comme le single idéal de cet opus. Simple, mélodique, entraînante et riffs accrocheurs. Par certains côtés, elle rappelle le Pink Floyd de « The Division Bell ». « East Of Eden, West Of Memphis », écrit par Alan Morse, pourrait bien avoir une certaine signification « brother-biography » si vous voyez ce que je veux dire. Quant à « Ghosts Of Autumn », il est de la plume de Dave Meros et d’un ami du groupe John Boegehold. Il s’agit d’une très belle ballade qui nous entraîne vers ces moments émouvants vécus dans la cuvette de Forest National chantant en coeur avec le groupe tous briquets allumés. Les différentes ambiances dégagées par ce titre font frissonner et le solo du guitariste n’y est pas pour rien. Un grand moment!

Vient ensuite l’épique « A Guy Named Sid ». Pièce maîtresse d’une durée de plus de vingt minutes, elle est divisée en six parties. On y retrouve l’ambiance et la construction de l’album « Snow ». Rien à faire, nous sommes inexorablement entraînés au sein de l’histoire de ce gars nommé Sid comme nous l’avons été avec celle de Rael en son temps. « Carry On », ballade mélodique, termine cet opus sur une note de simplicité. Ce n’est pas un grand morceau, mais nous dirons que c’est une belle finale.

Sans égaler « Snow », cet album est néanmoins de grande qualité. Certains regretteront la voix de Neal Morse, d’autres apprécieront le changement. Dans tous les cas, il est sûr que Nick D’Virgilio fait mieux que simplement relever le défi de devenir la figure charismatique de Spock’s Beard. Notons que c’est toujours lui qui assure la batterie. Qu’en sera-t-il sur scène? Rendez-vous le 8 octobre au Spirit of 66 pour la réponse.

Pays: US
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Sortie: 2003/06/30

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