HELLFUCK – 9 Nails Hammered Into the Flesh of God
Ouais, OK, pourquoi pas. Il en faut pour tout le monde. Le gang français Galibot venait d’élever le Black Metal au rang des musiques qui ont des choses intéressantes à raconter et je m’étais imaginé que cela deviendrait une tendance générale. Mais vous avez raison. Pourquoi ne pas revenir aux basiques et laisser Hellfuck nous lubrifier les tympans avec le bon jus de la bite à Lucifer. Excusez la déception, mais, à titre personnel, je sature un peu au niveau blasphème. N’en déduisez pas que je prêche pour la tendance inverse. J’estime seulement qu’après plus d’un demi-siècle à cirer les sabots du grand cornu, le Metal pourrait commencer à varier les sujets de ses comptines et blâmer quelqu’un d’autre que le vilain de la franchise chrétienne pour tous les maux du monde. Mais bon, nous sommes de retour ici, avec les poètes polonais de Hellfuck, pour une nouvelle séance de bricolage impliquant un marteau, neuf clous et la chair d’une divinité.
Hellfuck est un groupe Speed/Thrash basé dans la ville de Gliwice, dans le Sud de la Pologne. Formé en 2021, le gang est constitué de vieux briscards de la scène extrême polonaise. On y retrouve le batteur Inferno, dont le nom figure depuis presque trente ans sur la liste des salariés de Behemoth, le guitariste/chanteur Skullripper et le bassiste Armagog, qui ferraillent avec le gang Death Metal Embrional depuis une vingtaine d’années et le guitariste Nelek, qui cuisine la trippe et le vomi depuis une dizaine d’années au sein du gang goregrind Squash Bowels. Hellfuck avait déjà publié un album intitulé « Diabolic Slaughter » en 2022. Quatre ans plus tard, il enfonce le clou avec « 9 Nails Hammered Into the Flesh of God», une nouvelle plaque pour laquelle il bénéficie du soutien logistique de Godz Ov War Productions.
Vous l’avez sans doute compris, j’ai un peu de mal avec le concept, mais j’avoue adorer le support musical. Les membres du groupe ont eu la bonne idée de mettre de côté le style musical de leurs groupes respectifs et de jouer la carte de la vielle école du Speed/Thrash Metal ; proposant ainsi neuf compositions aux rythmiques impitoyablement véloces et aux riffs intensément barbares. La production est brute, même si certains titres sont étrangement agrémentés de notes de claviers. Flirtant avec l’extrême, le chant de Skullripper sonne comme un mélange des voix de Tom Araya (Slayer) et Mille Petrozza (Kreator). Aussi indispensable pour son intensité musicale que repoussant au niveau des lyrics (NDR : en ce qui me concerne en tout cas), « 9 Nails Hammered Into the Flesh of God» est disponible chez Godz Ov War Productions aux formats LP, CD, K7 et Digital depuis le vendredi 13 mars 2026. Si vous aimez le Thrash/Speed underground, n’hésitez pas à y risquer un bout de votre âme !
- “Self-Cheat Absolution” (02:36)
- “Master of Decaying World” (03:17)
- “The Final Nuclear Gaze” (03:18
- “Rebel Desecration” (03:49)
- “Wonderful Stench of Death” (03:40)
- “The Scourge of Existence” (03:13)
- “Destroyer of Heaven” (02:46)
- “Holy Whore’s Prayer” (04:01)
- “The Temple of Deceit Burns Bright” (05:14)

- Skullripper Chant, guitare
- Nelek Guitares
- Armagog Basse
- Inferno Batterie
Pays: PL
Label : Godz Ov War Productions – GOWP.009.26
Sortie: 2026/03/13
