GREENLEAF – Revolution Rock Deluxe
Formé en 1999 dans la ville suédoise de Borlänge par le guitariste Tommi Holappa (Dozer), Greenleaf a longtemps été considéré comme un ‘supergroupe’ Stoner Rock, puisqu’au fil des années, des albums et des changements de personnel, il a abrité en son sein d’autres membres de Dozer (Fredrik Nordin, Bengt Bäcke, Erik Bäckwall) ainis que des musiciens issus formations suédoises reconnues telles que Daniel Lidén et Daniel Jansson (Demon Cleaner), Peder Bergstrand (Lowrider) ou encore Oskar Cedermalm (Truckfighters). Si l’indéboulonnable Tommi Holappa est toujours fidèle au poste, Greenleaf est aujourd’hui composé de musiciens au CV un peu moins chargés comme le bassiste Hans Fröhlich, le batteur Sebastian Olsson (ex-Cryonic Temple) et le chanteur Arvid Hällagård, qui évolue aussi au sein d’un groupe appelé Young Acid.
Mais peu importe le line-up actuel, après tout, puisque cette chronique concerne le passé le plus ancien de Greenleaf et la très bonne idée qu’à eue le label Blues Funeral Recordings en décidant de rendre justice aux premiers efforts oubliés du groupe. « Revolution Rock Deluxe » compile donc sur une seule plaque (NDR : plus précisément sur un double LP vinyle), le premier EP éponyme, publié en 2000 et épuisé peu de temps après ainsi que l’album « Revolution Rock », sorti en 2001 en tirage limité suédois uniquement et jamais réédité depuis.
Contrairement au travail purement Stoner Rock qu’il effectuait (et qu’il effectue toujours) au sein de Dozer, Tommi Holappa s’était lancé, en 1999 avec le premier EP et l’année suivante avec le premier album de Greenleaf, dans retour aux sources du Heavy Rock, proposant une savoureuse fusion des styles grands groupes des Seventies et recréant la musique des jam bands de l’époque à grand renforts de riffs distordus, de nappes d’orgues Hammond, de soli de guitares chargés d’émotions et de voix chaleureuses.
Il n’y avait absolument rien à jeter sur les deux plaques originales parues au début du millénaire et l’on se demande vraiment pourquoi il a fallu attendre un quart de siècle pour qu’un label se décide enfin à les sortir à une plus grande échelle. Notons que la réédition publiée par le label Blues Funeral Recordings bénéficie d’un superbe travail de remastérisation réalisé par Karl Daniel Lidén, l’ex-batteur du groupe qui, à ses heures perdues, joue également le rôle de producteur pour Dozer, Demon Cleaner, Katatonia, Lowrider et bien d’autres encore.
Si vous êtes un inconditionnel du Heavy Rock Seventies, « Revolution Rock Deluxe » vous propose près de soixante-six minutes de bonheur intense. De nos jours, c’est le genre de proposition que l’on ne refuse pas !
- “Vat 69” (03:04)
- “Devil Woman” (04:36)
- “Status: Hallucinogenic, Phase II” (06:24)
- “You Got Me High” (03:21)
- “Red Tab” (04:08)
- “The Shipbuilder” (05:35)
- “Electric Ryder” (03:05)
- “Hexagram” (06:39)
- “Monostereowhatever” (04:37)
- “Get Your Love Outta Here” (02:13)
- “Sold My Lady (Out the Back of An Oldsmobile)” (05:58)
- “Kvinna Du Ger Mig Ingen Kärlek” (02:43)
- “Smell the Green” (03:49)
- “Land of Lincoln” (07:14)
- “Status: Hallucinogenic” (02:17)
Le groupe à l’époque :
- Jocke Åslund – Orgue Hammond
- Bengt Bäcke – Basse, claviers
- Peder Bergstrand – Chant, guitare, basse
- Tommi Holappa – Guitare, basse
- Daniel Lidén – Batterie, percussions
- Fredrik Nordin – Chant
Pays: SE
Blues Funeral Recordings – Promo Purple Sage PR
Sortie: 2025/03/28 – Réédition 2000/2001