SLAPDOWN – Fundamentally Wicked
Mais que se passe-t-il ? Les murs de mon bureau se fissurent, le plafond s’écroule, les vitres volent en éclats et voici que soudain une bande de brutes sanguinaires surgissent de l’extérieur pour venir découper tous les meubles avec leurs tronçonneuses fumantes ! C’est l’effet magique du premier album de Slapdown, un combo particulièrement énervé qui sévit dans la douce bourgade d’Auxonne, aux confins de la Bourgogne et de la Franche-Comté. Leur genre ? Un death metal brutal et thrashy qui ferait passer Lamb Of God pour une chorale de moinillons tuberculeux.
Les frères Simeray (Nicolas, basse et Olivier, batterie) vouent un amour malsain au métal depuis leur plus tendre enfance. Ils montent en 2013 leur combo Slapdown avec l’ajout du guitariste Vincent Lacagne . Avec un premier chanteur, le groupe s’essaie à un style qui dévie invariablement vers le nu-metal, ce qui ne semble pas satisfaire les frères Simeray qui veulent davantage de sensations fortes. Ce premier chanteur est mangé et le trio parvient à mettre la main en 2015 sur la perle rare, Esteban Ramirez. En janvier 2018, Slapdown sort de ses ateliers sidérurgiques son premier EP ʺCultʺ, sept morceaux et 25 minutes de rage ultime, entre thrash metal et death metal.
Après avoir défendu ce premier ouvrage sur scène et avoir été obligé comme tout le monde de retourner à ses pénates à cause de la crise sanitaire mondiale, Slapdown a eu le temps de peaufiner son premier album long format, un ʺFundamentally wickedʺ qui sent bon l’huile de tronçonneuse et a la couleur du sang. Ici, pas de sentiments, on fait tout à fond, à la fois dans la vitesse d’exécution, la violence du chant, la brutalité des riffs et la puissance thermonucléaire de la section rythmique.
Vous qui cherchez dans cet album le moindre dixième de seconde de calme, vous pouvez repasser car avec Slapdown, la nuance n’existe pas. Le groupe envoie une douzaine de morceaux massifs et monolithiques, à la surface métallique entièrement lisse et chaude comme la braise. Nous sommes déchiquetés du début à la fin, à partir du monstrueux ʺDisappearʺ, qui intervient après une inquiétante introduction à base de voix d’enfants, et cela jusqu’au phénoménal ʺBorn evilʺ, qui termine le disque en ensevelissant l’auditeur sous des couches de riffs cimentés et impitoyables. Entre les deux, c’est le sac du Palais d’Été, la prise de la Bastille, le siège de Leningrad, le bombardement de Dresde, la terreur de Pol Pot ou l’éruption du Krakatoa, tous rassemblés dans une énorme déflagration sonore qui ne laisse rien debout.
Question efficacité dans la démolition en gros, Slapdown ne craint personne. Si on a envie de se défouler un bon coup en se tuméfiant les cervicales, leur album ʺFundamentally wickedʺ sera un excellent compagnon de jeu.
Le groupe :
Nicolas Simeray (basse)
Olivier Simeray (batterie)
Vincent Lacagne (guitare)
Esteban Ramirez (chant)
L’album :
ʺIntroʺ (00:52)
ʺDisappearʺ (03:35)
ʺBewareʺ (02:49)
ʺAntes Que Tu Muerasʺ (02:14)
ʺThe Priceless Taste of Fleshʺ (02:57)
ʺI Will Break Your Neckʺ (04:08)
ʺHatredʺ (03:11)
ʺRaging Cumshotʺ (02:31)
ʺBuilt by Depravityʺ (02:27)
ʺWorshipʺ (02:57)
ʺBring the Living to the Graveʺ (03:49)
ʺMy Bloodlustʺ (03:16)
ʺBorn Evilʺ (03:19)
https://slapdown.bandcamp.com/album/fundamentally-wicked
https://www.facebook.com/thrash.slapdown
Pays: FR
M&O Music
Sortie: 2021/10/22