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COOPER, Alice – Dirty Diamonds

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Le légendaire Alice Cooper nous revient avec ce nouvel album studio. Il s’est entouré de nouveaux et jeunes musiciens, à part le guitariste Ryan Roxie qui participait déjà à « Dragontown » sorti en 2001 et à « The Eyes of Alice Cooper » en 2003. Les autres sont Damon Johnson aux guitares (à la basse pour le titre « Perfect »), Chuck Garric à la basse (à la guitare pour le morceau titulaire) et Tommy Cufetos à la batterie.

Si « Woman Of Mass Distraction » est bien dans le style de l’artiste, on ne peut pas en dire autant de tout l’album. Il se révèle d’ailleurs dans l’ensemble bien inférieur à « Dragontown ». Sur « You Make Me Wanna », l’introduction est un pur plagiat du « All Along The Watchtower » de Bob Dylan. Le reste du morceau est néanmoins à la hauteur des productions d’Alice, entre métal et hard-rock énergique. Quoique les accords du refrain reviennent un peu trop à la référence citée.

Le très énergique et rythmé « Dirty Diamonds » est encore un bon titre. Cet endiablé nous emporte même si quelques cuivres donnent à penser qu’on se trouve en plein James Bond. Peut-être une commande pour le prochain film du genre? Par contre, la ballade « The Saga Of Jesse Jane » est à zapper au plus vite tant elle est insipide et fade.

Mais heureusement, il y a quelques bons titres, « Sunset Babies (All Got Rabies) » par exemple. Un titre très Rolling Stones emmené par des riffs de guitare terriblement accrocheurs. Le groovy « Run Down The Devil » se défend lui aussi pas trop mal. La ballade métal « Six Hours » brille par son solo de guitare.

Le meilleur morceau est sans aucun doute « Zombie Dance ». Son rythme est entraînant et ses couleurs sombres. L’harmonica s’y fait discret mais mystérieux et séducteur. Les backing vocals de Peggi Blu et Edna Wright sont envoûtantes.

Le pire sera le morceau bonus, « Stand ». Un bonus çà? C’est un infect rap. On se demande comment Alice Cooper a pu se compromettre dans ce genre de choses… Une erreur à ne plus commettre au risque de voir tous les fans fuir à grandes enjambées. Déjà, finir l’album ainsi ne donne aucune envie de se le remettre…

En conclusion, c’est à se demander si Alice Cooper ne nous propose pas là son plus mauvais album. « Dirty Diamonds » est à réserver aux fans indécrottables qui ne voudront manquer aucun album du maître. Les autres peuvent passer sans hésiter.

Pays: US
Spitfire Records SPITCD257 / Eagle Rock
Sortie: 2005/07/01

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