ORGANIC – Between The Lines
Groupe belgo-allemand, Organic est composé de Torsten (chant), Dave (guitare), Dirk (guitare), Oli (batterie) et Peter (guitare basse).
Ils jouent un hard rock musclé dans la tradition des groupes allemands comme Bonfire mais en mieux. Début janvier, nous vous écrivions que l’album était prêt mais qu’ils cherchaient une firme de disques pour le sortir et en faire la promotion. C’est chose faite. Tel un ouragan, ce CD va déferler sur les ondes, c’est sûr. Quelle énergie !
« Won’t Waste My Time » est un hard rock pur et dur comme les amateurs les aiment : guitares saturées, basse agressive, batterie hors contrôle. Ils prennent quand même le temps de souffler à mi-morceau. « All The Days » est de la même veine. La formidable section rythmique ne faiblit pas un instant et entraîne les guitares dans leur tourbillon fait de violence et de précision.
« My Confession » débute différemment mais toujours avec cette rythmique d’enfer. Torsten chante très bien et il y a même des nuances dans la façon dont les guitaristes jouent, même si leur propos est toujours aussi musclé. Organic cartonne encore sur « When Two Become One ». Leur hard rock mélodique soutenu par des riffs de guitares dévastateurs est décidément irrésistible, surtout vers la fin du morceau.
La ballade douce amère « Still » est beaucoup plus nuancée et démontre la versatilité du groupe. Ils savent faire autre chose que frapper et peuvent susciter l’émotion. Excellent titre ! Sur un rythme enlevé, « A Place Called Home » est moins musclé et s’inscrit dans la tradition de groupes comme Boston. C’est énergique, mélodique, très bien joué et chanté. Remarquable.
Très enjoué au début, « Picture Of A Good Son » met en valeur la façon de chanter de Torsten, un des atouts du groupe avec sa parfaite cohésion. On a ici le hard rock mélodique parfait. « Call Us Hopeless » renoue avec le hard rock pur et dur, qui ne s’embarrasse pas de nuances mais cartonne à tous les coups. Quel ouragan ! Un break vient tout remettre en cause : le groupe devient plus subtil, insiste, puis redémarre dans le sens plus hard, histoire de montrer tout ce que l’on sait faire. Et il le fait très bien.
C’est sur un rythme métronomique que « That Certain Smile » s’écoule tout en mettant l’accent sur la rapidité de jeu. La batterie de Oli se détache du reste et commande avec brio ce tir groupé imparable. Fantastic ! C’est sur un rythme échevelé, par contre, que « Seven Days » cartonne comme aux plus beaux jours. Wwwaaaaooooooouuhhh.
« Loveletters Buried In A Shoebox » est plus subtil et confirme la remarquable qualité d’ensemble d’un groupe qui n’a pas de point faible. Comme sur « Picture Of A Good Son », on a un hard rock mélodique parfait.
Pays: BE/DE
MMS SM39001
Sortie: 2005/05/30