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PRESTO BALLET – Peace Among The Ruins

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Presto Ballet est le nouveau groupe du guitariste Kurdt Vanderhoof qui officiait auparavant au sein de Metal Church. Il s’est entouré de Scott Albright (chant, guitare acoustique), Brian Cokeley (claviers, chant), Brian Lake (basse) et Jeff Wade (batterie).

Pour cet album, le groupe a enregistré à l’ancienne, c’est-à-dire à l’aide d’un enregistreur multi-pistes analogique. Ils ont aussi utilisé des synthétiseurs analogiques, un véritable orgue Hammond et un Mellotron. Le but était de retrouver les sonorités des seventies. Vanderhoof pense d’ailleurs que les méthodes modernes et digitales tuent le rock et aboutissent à une musique manquant de feeling. Il voulait retrouver cela avec cet opus.

Il est indéniable qu’à son écoute on ressent une grande énergie. On y retrouve ainsi les traces de pionniers tels Deep Purple. Le morceau titulaire en est un bel exemple. « The Fringes » fait la part belle aux vocaux mais également à l’orgue Hammond dont la prestance rappelle un certain Jon Lord. Les synthés analogiques virevoltent. C’est à Tears For Fears que l’on pense avec un « Seasons » qui se montre plus carré et mélodique. Les arrangements de « Find The Time » nous plonge dans un monde proche d’Alan Parsons du temps de sa splendeur. Même si l’on s’éloigne du hard-rock, c’est un des moments forts de l’album.

L’intro de « Speed Of Time » brille par la douceur de sa guitare acoustique et de son synthé. Mais, ce n’est qu’un début. Le morceau revient rapidement à un hard-rock énergique. Sur un accompagnement de Hammond, la guitare se fait mélodique. Les ambiances sont variées et la basse s’y révèle. Excellent ! « Sunshine » sonne psychédélique, un peu Beatles aussi. « Slave » renoue avec le hard. Sa basse énergique est presque hypnotique. Enfin, « Bringin’ It On » débute en ballade acoustique avec un chant caressant et des strings enveloppants. Après deux minutes, le morceau commence à prendre de l’ampleur. On s’approche alors du rock progressif.

L’objectif est atteint pour Presto Ballet. Ils ont réussi avec ce « Peace Among The Ruins » à recréer un son chaud, souvent seventies, et un grand feeling. Leur hard-rock mélodique est bien agréable à l’écoute. Les moments calmes le sont tout autant. Il leur manque peut-être un brin d’originalité pour se sortir du lot.

Pays: US
InsideOut IOMCD 210
Sortie: 2005/06/06

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