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MERCURY REV – The Secret Migration

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Le groupe américain Mercury Rev est composé de Jonathan Donahue, chant, guitare, Sean « Grashopper » Mackowiak, guitare, Jeff Mercel, batterie, piano, et Carlos Anthony Molina, low frequency vibrations. L’album est produit par Dave Fridmann, qui joue aussi de la basse.

« Secret For A Song » débute tout en douceur. La voix de Jonathan Donahue se fait discrète et familière à la fois. Où est passé le côté aventureux du groupe ? C’est un prog rock très conventionnel qui règne ici. Il ne manque cependant pas de charme.

Egalement très mélodieux, « Across Yer Ocean » confirme que le groupe est à la croisée des chemins. L’ambition est toujours là mais semble manquer de direction nette. Le morceau est cependant très élaboré et excelle par des harmonies vocales très soignées.

Magnifique morceau que ce « Diamonds », lardé de claviers cajoleurs. La mélodie s’incruste dans la mémoire sans crier gare et se rend rapidement indispensable. La voix de Donahue est toujours aussi enjôleuse et nous entraîne dans son sillage, comme à la recherche d’une gloire passée.

« Black Forest (Lorelei) » apparaît plus enjoué et évoque les pionniers du progressif, comme Genesis période Peter Gabriel ou Yes. La ressemblance est assez frappante, tant dans le phrasé que dans le ton du morceau. C’est le seul titre dans ce cas sur cet album.

Mais le meilleur est « Vermillion », remarquable morceau d’anthologie qui rappelle les meilleurs moments de Mercury Rev et évite la grandiloquence présente sur d’autres morceaux moins brillants. L’énergie y est bien présente mais ce sont surtout les envolées lyriques qui sont sublimes.

Dans la foulée, « In The Wilderness » exhibe aussi une mélodie imparable sur un rythme soutenu et de nouveau, les claviers sont prépondérants mais avec une place plus large réservée aux guitares. La basse émerge aussi de temps en temps, pour le plus grand bonheur des puristes.

« In A Funny Way » ne manque pas d’énergie. Au fur et à mesure de l’avancement de l’album, le groupe semble acquérir plus de maîtrise et fait preuve d’un professionnalisme total. La voix de Donahue continue de séduire par sa douceur et par son sens de la mesure.

« My Love » déroute par son attaque originale et par son dépouillement instrumental au début. Le son s’étoffe petit à petit pour terminer dans une débauche de sonorités imprégnées d’emphase. Plus guilleret et rythmé à la fois, « Moving On » sert de transition.

« The Climbing Rose » par contre est un morceau qui apporte de la couleur et du relief dans un propos un peu monochrome. La rythmique se hisse vers des sommets de justesse et d’efficacité en soutien des guitares et des claviers. La discrétion des instruments est compensée par des arrangements à la limite du pompeux.

Le majestueux « Arise » débute avec une section rythmique de nouveau très en verve. Sa mélodie atypique le fait se diriger vers un rock dément proche de ce qu’il faisait du temps où il voulait concurrencer le déjà brillant Sonic Youth. On est décidément dans une indécision totale concernant la direction à prendre.

« First-Time Mother’s Joy (Flying) » est beaucoup plus lent et baigne dans la sérénité. Le chant de Jonathan Donahue convient parfaitement au propos illustré ici sur une mélodie qui brille par sa beauté et sa douceur.

Enfin, pour terminer ce bel album, « Down Poured The Heavens » reprend un des thèmes précédents pour le transformer en un hymne émouvant qui répand sa mélancolie avec beaucoup de retenue et de douceur.

Pays: US
V2 VVR1029232
Sortie: 2005/01/24

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