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KAMELOT – The Black Halo

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Leur premier album, c’était en 1995 déjà. Il s’intitulait « Eternity ». Depuis, Kamelot a roulé sa bosse et sorti pas mal d’albums dont le dernier (avant celui-ci) était « Epica » en 2003. Comme ce dernier, « The Black Halo » est un concept, cette fois basé sur des événements politiques, culturels et religieux de l’époque de Goethe.

Côté line up, on retrouve Roy Khan au chant, Thomas Youngblood aux guitares, Glenn Barry à la basse et Casey Grillo à la batterie. Trois invités sur cet opus : le chanteur Shagrath (Dimmu Borgir), le claviériste Jens Johansson (Stratovarius) et la chanteuse Simone Simons (Epica). La production a été assurée par Sascha Paeth qui a également travaillé pour Rhapsody et Angra.

Puisqu’il s’agit d’un concept, c’est donc avec logique que le CD débute par une introduction, « March of Mephisto », plantant le décor. Le métal symphonique offert est du meilleur niveau. Les trois invités n’y sont pas pour rien. L’ambiance est sombre. Un clip en a été tiré. « When the Lights Are Down » dévoile un beau duo de solos guitare/claviers. Le morceau est assez entraînant. « The Haunting (Somewhere in Time) » prend un ton dramatique. Les voix sont variées et la guitare très heavy. Ici aussi, le morceau fait l’objet d’une vidéo. « Soul Society » est à la fois speedé, mélodique et noir.

Après un court interlude plutôt vocal, voici « Abandoned ». Au début, le chant y est surtout accompagné du piano avec quelques arrangements de strings. Ce sont douceur et mélancolie qui priment. Puis, petit à petit, le ton s’élève tout en restant très mélodique, un peu à la manière de Pain of Salvation. Excellent ! « This Pain » démarre en force avec des riffs de guitare puissants et efficaces. « Moonlight » fait monter la tension. Mélodie, riffs ravageurs et mélancolie sont au programme. Il devient parfois symphonique avec des claviers aux arrangements sophistiqués. Le chant de Khan joue la séduction.

Un second interlude nous est offert avant « The Black Halo » lui-même. Le morceau titulaire se veut violent. La section rythmique martèle, les claviers lui donnent un ton mystérieux, la guitare plaque ses accords heavy alors que le chant se fait mélodique. « Nothing Ever Dies » continue sur ce ton dur, métal et symphonique. « Memento Mori » est un épique de neuf minutes, un des plus longs morceaux de l’histoire de Kamelot. Les couleurs sont variées. Après un début piano/voix d’une douceur confondante, les arrangements se montrent tantôt sophistiqués, tantôt très dépouillés, tantôt très heavy metal jusqu’à plonger dans le dark. C’est un des grands moments de cet opus.

Puis, un interlude encore jouant parfois sur des bandes passées à l’envers. Le tout nous emmène vers la « Serenade » finale. Si vous croyez que cela veut dire douceur, détrompez-vous ! C’est énergiquement que cela se passe. Une fois encore, on pense aux suédois de Pain of Salvation. Le chant se fait mélodique, voire même animé de douceur, sur des arrangements assez virulents.

Avec cet opus « The Black Halo », Kamelot nous offrent un superbe album qui devrait séduire les fans de Iced Earth mais également de Pain of Salvation. C’est un des meilleurs albums actuels de métal !

Kamelot seront à la salle Ten Weyngaert à Bruxelles le 2 avril 2005.

Pays: US
SPV 085-69572 CD
Sortie: 2005/03/14

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