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WAKEMAN, Rick – Out There

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En 2003, le génialissime claviériste Rick Wakeman enregistrait un album solo intitulé «Out There» sur le label Esoteric Recordings. Il s’agissait d’un album concept que Music in Belgium vous avait sommairement présenté en son temps. Pour réaliser cet album conceptuel inspiré par l’exploration spatiale et dédié à l’équipage de la navette Columbia, tragiquement décédé, Rick Wakeman a fait appel au New English Rock Ensemble pour toute la partie chorale.

N’allez cependant pas croire que cet album très prog se compose uniquement de synthé et de parties chorales. On y retrouve aussi Damian Wilson (Threshold, Star One, Maiden United) au chant, Ant Glynne à la guitare (qui a travaillé avec Slash, Asia, Leo Sayer et bien d’autres), Lee Pomeroy (Archive, It Bites) à la basse et Tony Fernandez (Strawbs) à la batterie.

Comme cet album était épuisé depuis plusieurs années, le label a décidé de le rééditer dans une version remasterisée qui est sortie dans le commerce le 24 mars dernier.

Maintenant que le décor est planté, passons à l’écoute de cet opus. La thématique de l’espace est très bien illustrée dans les parties de clavier du virtuose qu’est Rick Wakeman. Le chœur ajoute à cette impression aérienne. Le morceau «Out There» qui ouvre l’album est un long morceau prog composé de 7 parties. À la voix, Damian Wilson est parfait, même s’il se trouve pris dans un carcan : vu la manière dont les parties chantées sont composées, je ne peux me défaire de l’impression qu’elles ont été écrites pour Jon Anderson, le chanteur de Yes. Cela dit, il s’acquitte de cette tâche avec tous les honneurs. Rien à lui reprocher.

Ce n’est pas parce que l’album est composé par un claviériste qu’il faut s’attendre uniquement à des mélodies aériennes, éthérées, planantes et aux rythmes majoritairement lents. Le morceau «Universe of Sound» en est une belle preuve, puisqu’il aurait pu dignement figurer sur n’importe lequel des albums du groupe Yes. Et c’est peut-être là le point faible de l’album, c’est qu’il ressemble un peu trop à du Yes, excellent modèle s’il en est.

Bilan, une production soignée, destinée à un public plutôt ciblé. La qualité d’écriture est irréprochable, mais au fil des morceaux, on finit par éprouver une impression de répétition et la lassitude s’installe. Celui ou celle qui recherchait quelque chose de nouveau en sera donc pour ses frais. Quant aux amateurs de Yes, ils seront aux anges… Difficile de faire le bonheur de tout le monde à la fois !

Pays: GB
Esoteric Recordings ECLEC 2438
Sortie: 2014/03/24 (réédition, original 2003/03/30)

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