OG MUSIQUE – La transformation
OG est le pseudonyme d’un jeune musicien belge qui développe dans l’ombre et selon les principes de son univers particulier une musique que l’on pourrait qualifier de pop progressive intemporelle. Le site internet de ce musicien (malheureusement avare en informations sur sa personne et ses activités) révèle qu’il a participé à la production de l’album « The curse of Lord Space Devil » de Cosmic Trip Machine et de celui de la chanteuse belge Alice Artaud.
L’an dernier, OG réalise son propre album qu’il baptise « La transformation ». Il s’adjoint les services de plusieurs musiciens : Nicolas Léonard (batterie, percussions et piano), Kathy Adam (violoncelle), Dany Willem (violons), Jean-François Hustin (flûte), Rolf Langsjoen (trompette), Manghi Murinni (trombone), David Loos (saxophone) et Alice Artaud (chant). L’album est enregistré par Jean-Paul Gérard au studio NoHype de Liège et mastérisé par Paul van der Jonckheyd à Lier, près d’Anvers. C’est donc à une œuvre typiquement belge, faite en Wallonie et en Flandre, que nous avons affaire ici. Ajoutons-y une intervention française avec la couverture de l’album, dessinée par le célèbre auteur de BD Philippe Druillet.
« La transformation » est une suite d’une quinzaine de morceaux instrumentaux oscillant entre folk rêveur, pop cosmique et rock progressif. L’enchaînement de ces titres donne une œuvre étrange, détachée des sons contemporains mais plutôt ancrée dans une époque sans âge, principalement seventies, à mille lieues des modes actuelles. Les titres des morceaux sont très évocateurs, mais ne semblent pas vraiment correspondre à la musique puisqu’aucune parole ne vient illustrer et renforcer les propos musicaux. Il semble qu’OG ait donné des noms à des morceaux qui évoquaient chez lui des images personnelles, sans lien avec ce que peut penser la majorité. « Naissance », « Les berges du ciel », « L’hiver par la fenêtre », « Le matin triomphant », « L’envol/la reine bleue », « L’oiseau-roi », « L’épreuve/La métamorphose/L’accomplissement » ou « Renaissance » semblent composer la bande-son d’un film imaginaire, entre fantastique et fantaisie, ou être les chapitres d’une bande dessinée complexe et imaginative.
Ce disque ne manque donc pas d’intérêt et son ambiance nonchalante et complexe séduira les amateurs de rock progressif ou de folk. À l’heure actuelle, OG prépare un nouvel album. Sera-t-il une suite ou une rupture par rapport au précédent album ? Nous le saurons lors d’une prochaine aventure musicale proposée par OG le magicien.
Pays: BE
OG 002
Sortie: 2010