CD/DVDChroniques

POSIES (The) – Blood/Candy

Notre évaluation
L'évaluation des lecteurs
[Total: 0 Moyenne: 0]

Avec six albums en quasi un quart de siècle de carrière, The Posies n’est sans doute pas le groupe le plus prolifique du monde. Ce relatif manque de productivité leur a sans doute coûté une place de choix au panthéon des groupes mondialement reconnus (artistiquement et commercialement). En effet, leurs deux classiques, « Dear 23 » (1990) et « Frosting On The Beater » (1993) les ont presque fait jouer dans la même cour que R.E.M. par exemple. La suite sera moins drôle (« Amazing Disgrace » en 1996 sera leur chant du cygne auprès de Geffen, leur label de l’époque) et ils finiront même par se séparer à la fin des années 90. John Auer et Ken Stringfellow se retrouveront toutefois en 2005 pour un excellent album de come back, « Every Kind Of Light », enregistré avec deux nouveaux musiciens, le bassiste Matt Harris et le batteur Darius Minwalla, qui complètent désormais le line-up.

Depuis, Jon et Ken se sont plutôt consacrés à des projets divers. Le premier dans un rôle de producteur, le second en tant qu’artiste solo mais également comme leader de The Disciplines, un groupe norvégien dont le premier album (« Smoking Kills ») est sorti en 2009. À la fin de cette même année, les Posies se retrouvent de nouveau au centre des préoccupations des deux compères, qui se fixent dans un studio en Espagne afin d’y enregistrer leur septième album, « Blood/Candy ».

Un album qui débute sur les chapeaux de roue avec trois collaborations en autant de plages. « Plastic Paperbacks » avec Hugh Cornwell (l’ancien chanteur des Stranglers) pour un titre aux influences puisées chez les Smashing Pumpkins de la fin des années 90, suivi de « The Glitter Prize » (avec Kay Hanley, la voix de Letters To Cleo) inspiré de Weezer et « Licenses To Hide », plus pop, qui enregistre la participation vocale cristalline de Lisa Lobsinger (Broken Social Scene).

Malgré certains titres qui se traînent dans une sorte de rock pour adultes pas très vaillante (« So Caroline » ou le très Nada Surf « Take Care Of Yourself »), d’autres, par contre, valent clairement le détour, comme l’excellent et parfaitement construit « Cleopatra Street », le power pop « Notion 99 » sans oublier le planant « For The Ashes » et le surprenant « Accidental Architecture », morceau expérimental qui part un peu dans tous les sens. Pointons également le résolument entraînant « Enewetak » à l’atmosphère très 60’s. On l’aura compris, les Posies continuent de privilégier la qualité à la quantité. D’autant que l’expérience acquise au fil des ans ne peut que jouer en leur faveur. Et si la deuxième partie de leur carrière finissait par leur rendre justice ?

Pays: US
Rykodisc RCD 11094A
Sortie: 2010/09/27

Laisser un commentaire

Music In Belgium