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GOZU – Locust season

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Déjà responsables d’un EP en 2008, les Bostoniens de Gozu en remettent une couche avec leur premier album « Locust season », sorti sur le petit label Small Stone. Les recherches concernant Gozu sur Google ne sont pas faciles puisque « Gozu » est le titre d’un film japonais de Takashi Miike sorti en 2003, et qui éclipse largement le petit groupe Gozu qui cherche à se faire un nom sur la scène mondiale. Peut-être est-ce ce film qui a inspiré le nom du groupe mais cela reste à voir.

Derrière Gozu, on trouve Marc Gaffney (chant et guitare), Barry Spillberg (batterie), Jay Cannava (basse) et Doug Sherman (guitare). Voilà un quatuor bien en place qui exécute avec efficacité un stoner bien lourd et énergique, qui rappelle à l’évidence quelques monstres sacrés du genre comme Queens Of The Stone Age, Dozer, Clutch ou Fu Manchu. Le son est chaud, bien vintage (on devine aisément les ampoules fumantes des amplis Orange modèle 1972 et les vibrations telluriques provoquées par quelques bonnes Gibson Thunderbird d’époque trouvées dans un grenier) et le chant généreux offre des possibilités vocales variées, tant dans la mélodie que dans le brut.

Après trois titres granitiques d’un seul tenant qui isolent les neurones pour mieux les détruire (« Meth cowboy », « Mr. Riddle », « Regal Beagle »), Gozu affine ses compositions avec les intéressants « Kam Fong as Chin Ho » (un titre bizarre sonnant comme le meilleur de Queens Of The Stone Age ayant télescopé Soundgarden), « Jan-Michael Vincent » (aussi assez grunge, façon Stone Temple Pilots) et « Jamaican luau » (un gros binaire sudiste genre Alabama Thunderpussy avec des chœurs angéliques). « Rise up » démarre funky à la Hendrix pour vite se transformer en grosse bagarre sonore qui fait penser à Five Horse Johnson au mieux de sa forme, avec un terrible solo de gratte en écho. « Meat charger » et « Alone » achèvent le travail selon les mêmes principes, avec un rythme extrêmement lent, quasi-doom, pour le dernier.

Au final, on tient là une excellente petite surprise. La multiplicité des influences citées plus haut montre que Gozu n’invente rien de nouveau, mais qu’il offre un stoner très bien fait et décapant.

Pays: US
Small Stone SS-106
Sortie: 2010/07/26

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