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SAYCE, Philip – Innerevolution

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Imaginez un petit blondinet s’infiltrant dans le jeu sans y être invité, fonçant tête baissée vers les buts et marquant un superbe but. C’est l’impression que fait « Innerevolution », dernier album de Philip Sayce, un guitariste gallois ayant grandi au Canada.

Avant de parler des qualités de ce disque, il convient de présenter un peu le personnage, dont le nom ne figure pas encore forcément sur toutes les lèvres. Philip Sayce est un petit prodige de la guitare qui voit le jour en 1976 et sort son premier album en 1997, avec son Philip Sayce Group. La même année, il rejoint le groupe de Jeff Healey, le fameux bluesman aveugle. Il faut dire que le jeune Sayce est tombé dans le blues tout petit et qu’il révère des musiciens comme BB King, Albert King, Albert Collins, Buddy Guy ou Robert Cray. La réputation du guitariste va grandissant et il est remarqué par la grande Melissa Etheridge, pour laquelle il travaille de 2003 à 2008.

Parallèlement, Philip Sayce sort ses premiers albums. Il y a d’abord « Peace machine » en 2005 et « Silver wheels of stars », un disque uniquement sorti au Japon mais dont certains titres figurent sur ce troisième album « Innerevolution » qui permet de découvrir un guitariste rompu à tous les styles. On est ici dans un bon registre classique avec du rock dynamique, quelques ambiances funk et tout ce qui fait la splendeur du rock américain. On démarre d’entrée de jeu avec un formidable morceau électrique, chargé de sonorités seventies, « Changes ». Cette mise en place à la Mountain met tout de suite les points sur les i : il va falloir écouter cet album avec toutes ses oreilles. Un énorme riff funk lourd introduisant « Scars » continue de capter l’attention. Philip Sayce diversifie ensuite les ambiances avec « Bitter Monday » ou « Anymore », puis revient à un heavy rock échevelé avec « Take you away ». Idem pour le mid-tempo menaçant de « Tennessee Girl » et les riffs survoltés de « Gimme some more ». Tous ces titres sonnent très hard US seventies, tendance James Gang, Bob Seger System ou REO Speedwagon.

L’album alterne ainsi décharges électriques et morceaux plus mélodiques, tantôt ballades, tantôt americana. Ce disque intéressera à coup sûr les amateurs de Springsteen, Bon Jovi, Red Hot Chili Peppers, Pearl Jam ou Jimi Hendrix. On le voit, l’orientation de cet album est assez diversifiée, mais le point commun reste la qualité des compositions et l’énergie vivifiante.

Pays: US
Provogue PRD 7307 2
Sortie: 2010/05/04

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