NINE POUND HAMMER – Sex, Drugs & Bill Monroe
Quatre ans après « Kentucky Breakdown » et trois après « Mulebite Deluxe », le groupe américain Nine Pound Hammer, originaire du Kentucky, nous revient avec cet opus baigné de rock, de punk, de country et d’ambiances sudistes.
Comment résister à la déferlante de leur rock’n’roll ? Là est toute la question car ce groupe n’a pas son pareil pour nous plonger dans un groove puissant et entraînant sur des rythmes binaires. Le chant possède ce ton terriblement sudiste qu’on retrouve dans les ambiances des groupes du même cru. Scott Luallen a la voix bien déchirée comme s’il avait crié toute la soirée dans le glauque saloon local.
Quatorze titres sur ce nouvel opus qui se déroule en trente-trois minutes. C’est dire si les morceaux sont rondement menés. Pas de longueurs, ils vont droit au but, celui qui vous soulève le cul de votre chaise. La guitare de Blaine Cartwright, qui fait aussi partie de Nashville Pussy, n’a d’ailleurs pas son pareil pour sortir des riffs ravageurs et quelques soli bien sentis.
Il y a trois ans, ils avaient repris « Radar Love ». Cette fois, c’est le tour de « Black Sheep », une chanson d’un certain John Anderson (non pas Jon!), bien plus directe et énergique ici que l’originale.
Il y a aussi chez eux un côté Creedence Clearwater Revival comme avec ce « Everybody’s Drunk » (quand je vous disais qu’il avait passé la soirée dans le saloon local…), mais bien plus speedé que la bande à Fogerty. « Cookin’ The Corn » prend lui des tons qu’on retrouvait chez Dave Edmunds avec son groove guitare si caractéristique.
En résumé, cet album est un retour au country-rock sudiste avec un petit côté punk à la Ramones. Il n’apporte rien de neuf mais s’écoute avec plaisir. C’est un peu comme un Nashville Pussy somme toute. Il faut juste se laisser aller aux coutumes locales. Un bon BBQ bien arrosé pour l’accompagner par exemple !
Pays: US
Buzzville Records BUZZCD025
Sortie: 2008/06/06
