…A TOYS ORCHESTRA – Technicolor Dreams
Dans la série des groupes qui ont décidé de briser le dicton « je chante dans la langue du pays d’où je viens », les italiens de …A toys Orchestra (attention aux « … » qui font partie intégrante du nom du groupe) chantent en anglais. Tout comme pour le commun des mortels voyageant dans l’espace européen, l’anglais semble s’être imposé comme un véhicule indispensable pour tout groupe désireux de se faire connaître en dehors de son pays, à l’instar de la Belgique. On peut s’en réjouir ou s’en désoler mais il est vrai que les difficultés que rencontrent le rock business n’encouragent pas les artistes qui veulent s’exprimer dans leur propre langue ni les producteurs et labels qui investissent beaucoup d’argent dans un poulain qui fera casser la baraque et qui ont tout intérêt que leurs artistes s’exportent (au moins dans le marché européen).
Avec les Toys Orchestra, l’Italie dispose d’une belle carte à jouer dans ce domaine. Produit par l’américain Dustin O’Halloran (Devics), les Toys jouent un rock plus romantique que leurs collègues de label Les fauves, eux-aussi signés par Urtovox. Signe de cette reconnaissance au niveau italien, « Technicolor Dreams » s’est vu attribuer le titre du meilleur disque de l’année au prix de la Musique Italienne Indépendante en novembre 2007. Pourtant, le qualificatif d’indépendant semble ici un peu usurpé tant la production est soignée. L’album est à cheval entre balades romantiques au piano (« Invisible », « Powder of the Words ») et des délicatesses pop plutôt originales sur lesquelles évolue la voix d’Enzo Moretto ou d’Ilaria d’Angelis (« Ease off the bit », « Bug Embrace »). Certes, sur ce terrain la concurrence est rude, mais ces Ghinzu italiens sont une bonne surprise.
Pays: IT
Urtovox B000S5864E
Sortie: 2008/03/03
