GRAVES FOR GODS – Last Light Fades
Dans la chronique suivante, il sera question d’antipodes géographiques et temporels. Antipodes géographiques d’abord, puisque nous allons y évoquer des pays aussi éloignés que la Belgique et l’Australie. Antipodes temporels ensuite puisque nous y parlerons des débuts de la civilisation occidentale et de sa fin annoncée.
La Belgique, c’est la patrie de Meuse Music Records (NDR : un label indépendant, basé dans la région de Liège, spécialisé dans le Doom et toutes les déclinaisons de la musique plombée) qui publie, fin janvier 2026, « Last Light Fades », le second album du groupe australien Graves For Gods.
Graves For Gods est un trio Doom/Death Metal formé en 2020 dans la ville d’Adelaïde. Le groupe aime, semble t’il, garder un certain éloignement géographique avec ses labels puisque « The Oldest Gods », son album précédent, était paru en janvier 2022 chez nos voisins français de Sleeping Church Records.
Sombres, rampantes et extrêmement pachydermiques, les cinq compositions présentées sur l’album « Last Light Fades » sont, de l’aveu même du groupe, un hommage sonore au puissant triumvirat du Doom/Death Metal britannique des Nineties que furent Paradise Lost, Anathema et My Dying Bride. Les Australiens s’enorgueillissent également d’avoir pu ajouter à leur musique quelques éléments plus modernes inspirés par le Stoner Metal et le Funeral Doom. Le chant guttural grave et atrocement écorché de Jak Shadows ne dément d’ailleurs pas cette affirmation. En dépit d’un tempo souvent ralenti à l’extrême, les Australiens parviennent (parfois) à enjoliver leurs compositions au moyen de soli de guitares mélodiques.
Selon ce que nous avons cru comprendre « Last Light Fades » serait un album conceptuel explorant l’évolution de l’endoctrinement et de la manipulation de l’être humain par le biais de la religion au cours des siècles, depuis la naissance de l’empire romain et donc de la civilisation occidentale jusqu’à sa chute définitive (NDR : ce qui ne devrait pas tarder si l’on en croit l’actualité).
En résumé, Graves For God nous expose son point de vue résolument antireligieux sur l’histoire de notre civilisation au moyen d’un Death/Doom Metal ambitieux, mais relativement classique. Les titres sont longs (NDR : on dépasse souvent les huit minutes) mais jamais ennuyeux. Un album à découvrir si votre collection personnelle comprend les œuvres pré-gothiques de Paradise Lost, les albums qu’enregistrait Anathema avant de découvrir les bienfaits et les avantages financiers de l’usage du chant clair, l’intégrale de My Dying Bride et les opus classiques d’autres producteurs de musique plombée gutturale tels que November’s Doom, Swallow The Sun, Morgion, Hooded Menace, etc.
- “Perpetua Fell“ (7’47)
- “The Dark Age“ (9’50)
- “Unholy Ghost“ (3’23)
- “Covered in Blood“ (9’39)
- “Last Light Fades“ (8’55)

- Jak Shadows – Chant
- Ryan Quarrington – Batterie.
- Matt Spencer – Guitares
Pays: AU
Label : Meuse Music Records MMR068
Sortie: 2026/01/23
