Sunflower Bean, un sérieux espoir indie pour 2016
L’année nouvelle vient à peine de débuter que déjà se profilent à l’horizon les premiers groupes ou artistes émergents avec lesquels il faudra compter les prochains mois. Parmi ceux-ci, les New Yorkais de Sunflower Bean semblent tenir le bon bout. Cela fait toutefois presqu’un an que le trio originaire de Brooklyn fait de moins en moins timidement parler de lui. Formé en 2013, c’est au travers de « Show Me Your Seven Secrets », un premier EP autopublié en janvier 2015, que les choses vont se mettre en place. Quelques mois plus tard, un passage remarqué au festival The Great Escape de Brighton attirera l’attention de la presse musicale anglaise. Ainsi, la semaine suivante, le NME les couronnera meilleur nouveau groupe du festival, sélectionnera « I Hear Voices » comme Track of the week et donnera une note de 9/10 au EP susmentionné.
La machine était lancée mais la chanteuse et bassiste Julia Cumming (une ex-modèle), le guitariste et seconde voix Nick Kivlen et le batteur Jacob Faber ont réussi à garder la tête froide et à relativiser le buzz qui commençait à les entourer. Psyché (ils ont d’ailleurs baptisé un de leurs titres « Tame Impala ») à tendance post punk rageur et aux riffs entêtants, leurs compositions s’incrustent dans l’oreille avec une facilité déconcertante.
Leur premier album, « Human Ceremony », est annoncé pour le 5 février et risque de devenir, avec celui de DIIV (« Is The Is Are » sort le même jour) une plaque qui définira le son indie de 2016. Leur passage au Botanique la semaine suivante (le 12 février au Witloof Bar) sera, lui, incontournable. Pour la petite histoire, ils auraient dû jouer le 29 novembre dernier au même endroit, mais l’alerte 4 en avait décidé autrement…