Joe SATRIANI au Cirque Royal, le retour de l’alien

Après avoir reçu la claque totale avec le passage de Jeff Beck à l’Ancienne Belgique, je me demandais comment j’allais redécouvrir Joe Satriani. Car je crois qu’il doit probablement y avoir un « avant » et un « après » Jeff Beck. Comme lors de sa dernière venue chez nous, la première partie était assurée par Ned Evett & Triple Double, bluesman à la guitare fretless et au style fort inspiré de Jimi Hendrix. Son show fut agréable bien que parfois je décrochais d’un jeu de guitare un peu trop « off ».
À 21h20, celui que tous attendaient est monté sur scène avec « Ice 9 » et a enchaîné quelques classiques en guise de hors-d’oeuvre, « Hords Of Locusts » et « Flying In A Blue Dream » accompagné d’un très beau jeu de lumière. Ensuite, « Light Years Away » fut le premier extrait de son dernier album «
Black Swans and Wormhole Wizards« . Il en jouera d’autres au cours du concert comme « Premonition », « Littleworth Lane », « God Is Crying », mais surtout « Pyrrhic Victoria », dont la mélodie de refrain m’a scotché dès le départ.
Joe était accompagné de son complice de longue date à la batterie, à savoir Jeff Campitelli, de Galen Henson à la guitare rythmique, Mike Keneally aux claviers, et Allen Whitman à la basse. Je préfère quand même quand c’est Stu Hamm qui s’y colle, car son jeu extra-terrestre s’accorde parfaitement avec celui du maître de la six-cordes.
Parmi les classiques, citons « Satch Boogie » bien sûr, « The Mystical Potato Head Groove Thing », un superbe « Always With Me Always With You », et « Big Bad Moon » pour terminer. On comptera deux rappels avec « Crowd Chant », un public debout pour fêter la soirée avec le groupe, et enfin, « Summer Song » en guise de cerise sur le gâteau.
En conclusion, on regrettera peut-être que la salle n’ait pas été plus remplie aux étages, car Satriani est communicatif, il met l’ambiance, et les passages creux sont rares. Alors au final, verdict par rapport à Jeff Beck ? J’oserais dire que Beck est encore plus impressionnant même si plus sobre, mais pour les rockeurs, Satch l’emportera, c’est sûr.
