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VERDAGUER, Willy – Informal

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Le groupe se compose de Willy Verdaguer (Argentine), contrebasse, Alberto Vanasco (Brésil), claviers, et José Carmo Fren (Brésil), batterie. Willy Verdaguer est Argentin mais il vit depuis plusieurs années au Brésil et y constitue une référence musicale. Le groupe joue un jazz rock instrumental (plus jazz que rock) de grande qualité.

« Orfídia » laisse apparaître les qualités de contrebassiste de Verdaguer, qui part dans des improvisations magnifiques, soutenu de façon discrète par les claviers et la batterie.

« Risas » commence par des rires. Why not ? On part ensuite dans de longues envolées des claviers, dont la caractéristique principale se trouve être la justesse de jeu. Vanasco s’y surpasse sans emphase, de façon très naturelle. Il passe ensuite le relais à la contrebasse, qui n’est pas en reste, on l’a vu plus haut. Les deux solistes se livrent un duel pacifique jusqu’à la fin, bien appuyé par les percussions.

Sur « Caucaia », c’est la contrebasse qui donne le ton. Alberto Vanasco ne s’en laisse pas compter aux synthés et tient tête. Cela donne un dialogue fort riche en sonorités exotiques mais toujours avec retenue. C’est très classieux et fertile en improvisations, avec toujours cette contrebasse qui envoûte sur fond de mélodie jouée par les synthés ponctuée par l’orgue et la batterie.

Plus enlevé, « Dilúvio », sans doute le meilleur titre de cet opus, nous offre au début une nouvelle démonstration du jeu de la contrebasse. Puis apparaît l’orgue, qui distille ses effluves avec beaucoup de pertinence. Le piano prend le relais pour nous gratifier de trilles remarquables. On se retrouve avec un canevas proche de « Risas » mais vu d’un point de vue plus dynamique. José Carmo Fren étale toute sa technique à la batterie, sans jamais chercher à être spectaculaire ni sortir de son rôle de métronome imperturbable. Brillant !

« Tetranóia » est une autre pièce maîtresse où le batteur introduit des effets électroniques particuliers. Ensuite, le rythme soutenu permet à chacun de monter en puissance et d’étaler sa technique sans ostentation, toujours avec ce souci de la justesse et cette recherche de la perfection dans le jeu. Le piano, joué avec sobriété, allège quelque peu l’ensemble. Les synthés imitant les cuivres introduisent un peu de couleur locale supplémentaire mais c’est le dialogue contrebasse – orgue qui sans hésitation domine le débat. Puis, les synthés préparent la sortie avec leurs effets spéciaux. Cela se termine par des rires qui rendent le propos un peu irréel et hors du temps.

Très bien introduit par la contrebasse, « Colápso » commence en douceur. La batterie rythme les magnifiques envolées au piano, avec une contrebasse omniprésente jouée de main de maître. Tout cela est remarquable de classe et de talent et se termine par des rires.

Un petit effort au niveau de l’information (tout le monde ne comprend pas le portugais) et on ne sera pas très loin de la perfection.

Pays: AR/BR
Medusa Records MR-004
Sortie: 2004

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