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A BRAND – Judas

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Le groupe anversois, qui comprend 3 guitaristes, un bassiste et un batteur, ne déçoit pas. Il sort de nouveau un album qui se distingue par une qualité au-dessus de la moyenne. Mélange de rock arty, de glam pop et de high fidelity lofitronics, leur musique est aiguisée et percutante et emporte l’adhésion des plus difficiles. Basé sur le concept de trahison dans toutes ses manifestations les plus subtiles, l’album « Judas » fait suite à « 45rpm » (2004) et « Hammerhead » (2006).

Une fois de plus, le groupe est au rendez-vous. Il comprend les deux fondateurs, Dag Taeldeman, qui joue de la guitare électrique, et Frederik Heuvink, qui joue de la batterie. Le combo est complété par Frederik De Lepeleere, qui joue de la basse électrique, Tim Bekaert, qui joue de la guitare électrique et Tom Vermeir, qui joue de la guitare électrique. Tous chantent et il n’y a pas de leader : ils sont tous sur un pied d’égalité. Ils ont été influencés par la pop des seventies, les beats des eighties, le rock des nineties et l’électro des années 2000 mais ils préfèrent Kraftwerk et T-Rex. Un mélange étonnant et détonant.

On connaît déjà « Time », le très bon single pop qui a fait un carton à la radio. On connaît moins « Drop the Messiah », tout aussi bon, qui figure aussi sur le simple. Le sujet du morceau est la « trahison » des religions, qui donnent moins que ce qu’elles promettent et font des victimes innocentes. « The Bubbles » traite d’une autre forme de trahison. On peut être trahi par soi-même, quand on présume de ses forces. L’électronique est un élément important de « Can’t Help It », qui complète le morceau précédent avec son rythme répétitif qui finit par pénétrer le subconscient.

« Mad Love Sweet Love » est un autre morceau ultra-rapide chanté par Michael Houston, un musicien de rue de 62 ans qui vient d’Anvers comme eux. « Where’s Your Heart » se fait plaintif pour garder l’objet de son amour et l’empêcher de partir, une autre forme de trahison. Dans son style très actuel, « Love You Better » doit beaucoup aussi à l’électronique. « Judas » parle de la trahison d’un faux ami, chose fréquente en soi. Qui n’en connaît pas ? Le très bon pop rock « Resolver » s’impose petit à petit par son rythme lancinant et ses riffs de guitares.

« Lesser God » parle aussi de la forme de tromperie apportée par la croyance aveugle en une divinité qui arrange tout à la fin. « Paper Covers Rock » parle d’un mythomane des nuits anversoises qui parvient à faire croire les pires bourdes avec un aplomb étonnant. « Name Up In Lights » est un morceau plus calme qui comporte son lot d’espoir sur le mode doux amer. Quand il devient illusion, le mensonge peut être porteur d’espoir et engendrer des comportements meilleurs. La vie n’est pas rose mais il ne faut pas voir tout en noir. C’est un peu la philosophie de cet album.

Très bon album du groupe anversois. Il varie les styles mais sur un thème unique qui sert de fil rouge.

Pays: BE
62TV Records / Bang! BC0583
Sortie: 2008/08/18

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