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JETT, Alvin & THE PHAT NOIZ BLUES BAND – How Long

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Natif de St Louis, Alvin Jett est né dans une famille de musiciens. Pourtant, ce n’est qu’à 20 ans qu’il se met à la guitare. Mais depuis il compte pas moins de 25 ans de carrière avec un Blues baigné du Mississippi et où donc on trouve aussi des tons jazzy.

Alvin Jett nous emmène dans un boogie virevoltant avec « Boogie To The Blues ». Le saxophone apporte la touche jazz. Il est joué par Frank Bauer. La section rythmique est tenue par le bassiste Matt Davis et les batteurs Corey Woodruff et Jeremy West. Plus proche des roots du boogie on trouve « Ain’t Been The Same ».

Plus Blues, le morceau titulaire est l’occasion pour Alvin Jett de se demander pourquoi il y a toujours autant de gens qui vivent pauvrement alors que des associations luttent contre la pauvreté et que son pays est censé être un des plus influents au monde. Grande question ! Il suffit de voir comment le gouvernement américain de Bush a laissé tomber La Nouvelle Orléans après Katrina et sans doute cela ne fera-t-il que s’aggraver dans les années à venir si rien ne change. Avec Alvin, les anges chantent le Blues. Sa voix est pleine de mélancolie. Il repense sans doute à quelques erreurs passées qu’il ne referait plus aujourd’hui.

« You’re Blues Ain’t Like Mine » aborde le problème de la drogue. Alvin a de la chance, il a une femme qui l’aime et il aime la retrouver avec « My Baby’s Place ». Le tout est assez intime avec une voix qui module dans le style de certains blues de Clapton. Plus jazz voire R&B et surtout plus pop aussi (trop même!), « Coming My Way » évoque la confusion qui règne dans le monde. Pas de doute on préfère Alvin dans le Blues que dans ce genre de titre assez indigeste. Comme quoi tout n’est pas top mais cela dépendra sûrement des goûts et affinités de chacun.

« What Must A Player Do » nous parle des problèmes qu’il rencontre depuis deux décennies. Pour payer ses impôts et ses factures, il doit serrer les salaires de ses musiciens et tenir compte de tous les aléas des tournées. Pas toujours simple. « Bluesman » raconte les débuts d’un musicien qui doit avoir un job la journée pour pouvoir vivre et donc ne dort pas beaucoup s’il veut aussi jouer sa musique le soir. Si la chanson débute en Blues, elle s’emballe quelque peu avant de revenir à ses sources. Un peu déstabilisant.

« China Doll » nous conte l’histoire d’un copain de l’armée qui dépensait toute sa solde à offrir des cadeaux à une amie rencontrée dans un night-club. L’ami était follement amoureux mais ce n’était pas réciproque. Avec ce titre, l’album reprend un peu de couleurs, sensuelles même. Ensuite « Borrowed Time » nous sort complètement de la torpeur dans laquelle on finissait par s’enfoncer en milieu d’album. Cela recommence à bien balancer.

L’instrumental « 7:47 Central Time » est apparu suite à une jam qu’ils ont entamée autour des riffs de guitare. Le titre vient de l’heure qu’il était quand ils ont arrêté. Plus Funk sera « Milk And Cookies ». C’est le bassiste Matt Davis qui a écrit « Best Friend You Ever Had » d’après une histoire rocambolesque qu’on lui avait racontée mais qui s’est finalement avérée fausse. Quant au saxophoniste Frank Bauer, c’est lui qui a écrit le dernier titre « Down In The Delta ». Le groupe a invité Arthur Williams, de passage dans le coin, pour y tenir l’harmonica. Cet apport supplémentaire donne un groove superbe pour cette fin de CD. On aurait aimé en avoir plus des comme celle-là !

Alvin Jett nous offre un album assez agréable mais moyen qui conviendra aux amateurs de blues et de boogie de la région du Mississippi. Il y a de bons titres mais l’ennui nous gagne parfois comme dans le ventre mou de cet opus.

Pays: US
Blues Boulevard / Music Avenue 250195
Sortie: 2008/02

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