ENDEAVOUR – Astonishment (EP)
Second EP, pour cette formation française, originaire d’Angers, qui pratique une musique plutôt lourde, basée sur un doom-stoner, auquel viennent se greffer du post-rock, du post-hardcore et du rock progressif, sans oublier quelques pincées de sludge, le tout d’écoulant su un rendu toujours dense et noirâtre ! Chers lecteurs…et surtout auditeurs (ceux qui écouteront le Bandcamp de l’EP, disponible dans cette chronique, ainsi que les extraits YouTube), vous êtes donc prévenus, ça va certainement faire mal aux neurones et à l’encéphale…mais tant pis, prenons notre pied ! Et justement, voilà que déboule la plage titulaire, qui dépose effectivement un rock lourd et gras, qui malgré tout, laisse entrevoir une ouverture vers la lumière, à travers un chant clair, qui fait opposition à la densité ambiante, due à des riffs rugueux et une batterie cassante :
L’on remarque bien sûr une certaine profondeur et une certaine intensité, un côté gras et tranchant qui rappelle le stoner ou le grunge, ainsi que des montées aériennes plutôt assimilées à l’atmosphérique. En tout cas, c’est effectivement dense, comme une sorte de doom accessible, grâce à une rugosité calibrée, et ce chant qui temporise l’ensemble. Un peu comme une sorte d’agressivité maîtrisée, où l’on souffle le chaud et le froid, et où la main de fer se retrouve dans un gant de velours ! Une alchimie sonore, qui associe densité et profondeur, donnant justement cet effet de longueur, pour un résultat qui devrait plaire à un large public. Comme je dis toujours, c’est ce que je souhaite au groupe, bien évidemment.
Autre extrait où l’on conserve la densité ambiante, grâce à un tempo appuyé, des riffs qui font mal où il faut, et le chant qui prend plus de hauteur il me semble :
Un peu comme l’ascenseur ou le monte-charge du visuel, qui aurait servi au sein d’un charbonnage ou d’un site sidérurgique, une façon peut-être de rejoindre l’univers de l’indus, et cette image fixe est justement le trait d’union entre un doom-stoner et la scène industrielle, l’un comme l’autre imbibé de sons gras et lourds.
https://thisisourendeavour.bandcamp.com/album/astonishment
Line-up:
Nicolas (chant)
Benjamin (basse et chœurs)
Simon (batterie)
Raphaël (guitare)
Pays : FR
Autoproduction
Sortie : 2026/02/27
