Nouveau concours: The Dream Syndicate au Bota
Si le mois de janvier a surtout servi de galop d’entraînement aux programmateurs du Botanique, les choses vont désormais s’affoler. Le rythme de croisière s’apprête de nouveau à constituer la norme du côté de la rue Royale 236. Et parmi les prochains événements, la venue des cultissimes The Dream Syndicate le 5 février à l’Orangerie fait office de must absolu.
Fers de lance du mouvement Paisley Underground au début des années 80 duquel ont notamment émergé les Bangles, Green On Red et The Long Ryders, les Californiens ont remis au goût du jour le psychédélisme qui avait déferlé sur la côte ouest américaine une vingtaine d’années auparavant. Mais en y greffant diverses nuances, comme la froideur du Velvet Underground et le folk rock sudiste de Neil Young. Voire une légère incursion dans le college rock en vogue sur la côte opposée et même une pointe de post-punk britannique.
Malgré de nombreux changements de line-up, le groupe publiera quatre albums et deux EPs dans sa première phase qui prendra fin avec la décennie. Par la suite, le leader Steve Wynn se lancera dans une passionnante carrière solo marquée par de multiples et prestigieuses collaborations. Depuis sa reformation en 2012, The Dream Syndicate s’est toutefois stabilisé autour de Wynn, du guitariste Jason Victor, du bassiste Mark Walton et du batteur Dennis Duck. Ils ont depuis enregistré trois nouveaux albums dont la mise en boîte du dernier en date, « Ultraviolet Battle Hymns And True Confessions », a été supervisée par le légendaire John Agnello.
Cela dit, la tournée européenne qui passera par le Botanique mettra à l’honneur « Medicine Show », leur deuxième album sorti en 1984 chez A&M et produit par Sandy Pearlman, l’homme derrière Blue Öyster Cult mais aussi les Clash de « Give ‘Em Enough Rope » et les Dictators. Devenu un classique, cet album n’a toutefois pas été confectionné dans le calme et l’insouciance. Entre reproches de leurs pairs les accusant d’avoir trahi leurs racines indépendantes en signant chez une major et en engageant un producteur de renom, des sessions d’enregistrement interminables et la dépression d’un Steve Wynn dépassé par les événements, on parle plutôt d’un disque confectionné dans l’adversité.
Cela dit, plus de quatre décennies plus tard, il n’a rien perdu de sa hargne et de sa fraîcheur. Il est même à redécouvrir en long et en large sur la réédition en 4 CD comprenant 29 inédits de cette période, majoritairement live, un exercice qu’ils maîtrisent à la perfection. L’occasion aussi de profiter d’un remastering enfin à la hauteur des ambitions d’un leader désormais aux anges.
Nous avons des tickets à vous offrir pour cette soirée exceptionnelle à plus d’un titre. Notre concours est accessible par ici et se clôture le 3 février. Bonne chance !
