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Bryan’s Magic Tears, les plus british des Frenchies

Tous aux abris, les Parisiens de Bryan’s Magic Tears débarquent en force ce samedi 29 mars au Museum du Botanique. Il se passe en effet toujours quelque chose lorsque la nonchalante formation emmenée par Benjamin Dupont et Lauriane Petit investit les salles bruxelloises…

Prenez par exemple ce premier passage un dimanche soir de mars 2019 au Bar à Nelson, estaminet Forestois dont la barmaid ignorait qu’un concert était prévu dans son établissement… alors que le groupe, de son côté, n’était pas au courant du concept acoustique qui lui avait été imposé. Rassurez-vous, ils se sont magistralement rattrapés le lendemain en déglinguant littéralement le Chaff… Ou celui chez Madame Moustache en mai 2022 qui s’avèrera être l’un des derniers avant l’incendie de l’endroit. Finalement, la Born Bad Records Label Night lors des Nuits 2021 aux côtés de Vox Low et du Villejuif Underground à l’Orangerie s’avèrera la plus sage du lot.

Plus sérieusement, ils seront surtout de retour au Botanique pour défendre leur excellent troisième album pour la vénérable institution parisienne. Baptisée « Smoke & Mirrors » (« un clin d’œil à la musique de stade dont on se moque un peu », nous confiera le leader lors d’un bref appel téléphonique), cette nouvelle plaque s’apparente davantage à une évolution plutôt qu’à une révolution. L’imparable single avant-coureur, « Stream Roller », annonçant la couleur à la fin de l’été dernier. Une passion jamais démentie pour la scène Madchester du début des nineties et l’exploration des sonorités électroniques qui ont fait les beaux jours de l’Haçienda, la fameuse boîte de nuit mancunienne à la sulfureuse réputation.

Des pointes acides parsèment ainsi çà et là des compostions dont on a du mal à imaginer la conception entre les Landes et la ville lumière. Les brumes et la froideur du nord de l’Angleterre correspondant davantage aux atmosphères proposées, comportant quelques nuances colorées qui rendent l’ensemble addictif. À ce propos, « Stalker » et « Raised By Rain » devraient donner toute leur puissance sur scène. Mais des moments plus retenus apparaissent comme de salvatrices respirations tout aussi essentielles (« Death Row », « Lady D »). Rendez-vous ce samedi au Bota pour une expérience spatio-temporelle dont vous nous direz des nouvelles.

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