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SOCIAL SUICIDE – Broken pilgrims

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Le hardcore norvégien n’est pas très courant dans nos contrées. Mais avec Social Suicide, voici une occasion de découvrir cette scène et si l’on en juge par ce que ces mômes de Bergen sont capables de faire, il serait peut-être intéressant d’aller faire un tour en Norvège afin de découvrir quelques autres groupes énervés qui pourraient valoir le coup. Sondre Haug (chant), Bjarte Haugland (guitare), Remi Arefjord (basse) et Esteban Munoz (batterie, tiens, un Espagnol perdu au milieu des fjords) trompent l’ennui dans leur bonne ville de Bergen et préfèrent jouer du punk au lieu de visiter le musée océanographique local. Bien leur en prend puisqu’ils mettent au point un punk hardcore modernisé qui paraît sur leur premier album « Broken pilgrims ».

Produit par Tommy Akerholdt (responsable du son de Serena Maneesh ou de Silver) avec un mixage réalisé par Nick Terry (Klaxons, Primal Scream), ce premier album de Social Suicide contient plus d’une bonne surprise. À voir les bouilles de lycéens anémiques qui figurent sur le livret du CD, on prend d’abord peur à l’idée de se prendre un punk rock nourri à la Blédine à l’attention des adolescents boutonneux faussement révoltés. Mais ces Vikings pas encore terminés sont capables d’envoyer la sauce et de découper en petits morceaux tous les tympans qui viendraient à croiser leur chemin.

C’est ainsi qu’en une demi-heure et une dizaine de morceaux, Social Suicide nous a refait le coup du raid viking sur les villages normands au Xe siècle. Chant hurlé, dispositif acéré de guitares saignantes, rythmique en rafale et en breaks dévastateurs : tout dans cet album fleure bon la violence bien assimilée et reproduite avec discernement. Le groupe ne se contente pas de beugler des hymnes pour buveurs de bière, mais décline une succession de riffs violents souvent hachés par des structures rythmiques changeantes et imprévisibles. Les titres sont très courts, mis à part le dantesque et final « The last martyrs » qui dépasse les quatre minutes et qui est une véritable tuerie. La mélodie est réduite au minimum syndical, ce qui n’est pas plus mal pour un groupe de punk car on ne m’ôtera jamais de l’esprit que le hardcore mélodique, c’est comme le menuet sauvage : une contradiction dans les termes.

Social Suicide débarque en Europe fin avril dans les bagages de la tournée Through The Noise des Canadiens de Comeback Kid et pourra être vu au festival Groezerock à Meerhout le 23 avril prochain.

Pays: NO
Redfield 052
Sortie: 2011/04/15

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