Votre navigateur ne supporte pas les css, ne tenez pas compte des images ci-dessus!
 
 
 
 
Recherche

Ciblez votre recherche au niveau :
des articles
des chroniques
de l'agenda


Bienvenue sur Music in Belgium

Flux d'informations

Flux gérant le texte:




Anniversaires

  • Kim Fowley (1939)
  • Barry Whitham (1946)
  • Cat Stevens (1947)
  • Howie Epstein (1955)
  • Henry Priestman (1958)
  • Jim Martin (1961)
  • Terry Caldwell (1974)

Info lecteurs

Options personnelles :
Options réservées aux membres !

Options générales :
- Nous sommes 6830 membres.
- En ligne, nous sommes 157 lecteurs, dont 0 membre.
- Nos pages diffusées s'élèvent à:
112 047 920
- Sélectionnez la langue de l'interface:


CHRONIQUES

› Dernières chroniques


TNT - XIII
/ paru le 03-07-2018 /

Treize albums en 36 ans d'existence, ça nous fait à peu près un album tous les trois ans, une régularité qui interpelle quand on connaît le parcours chaotique de TNT, le groupe de hard FM norvégien qui a connu des allers et retours de musiciens à peu près aussi compliqués à suivre que la série "Amour, gloire et beauté" quand on a raté quatre épisodes. Les choses remontent à 1982, quand Dag Ingebrigtsen (chant et guitare), Ronni Le Tekrø (guitare), Steinar Eikum (basse) et Diesel Dahl (batterie) forment leur groupe à Trondheim, dans l'espoir de percer sur le marché du hard rock FM, plus tard appelé hair metal.

Je vous passe les détails sur tous les changements de personnel mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'âge d'or de TNT se situe entre 1984 et 1989, quand le groupe tenait en son sein Tony Harnell, vocaliste d'exception. L'album "Tell no tales" (1987) monte à la première place des charts norvégiens et se fraie un chemin jusqu'à la 100e place du Billboard américain. De même pour "Intuition" (1989), qui est 3e en Norvège et 115e aux USA. Après la grande mode du glam metal, le soufflé retombe un peu mais les albums de TNT sont toujours représentés dans les classements norvégiens. Ronni Le Terkø et Diesel Dahl restent les membres permanents d'un combo où le chanteur Tony Harnell passe son temps à faire des allers et venues, jusqu'à son remplacement par l'Anglais Tony Mills (de Shy). Ce garçon a beau être également très doué, les récents disques de TNT s'enlisent dans la répétition hard FM ou s'aventurent dans des expérimentations douteuses ("Atlantis", 2008).

Comme souvent pour les groupes de hair metal, les protagonistes ne se rendent pas compte qu'ils sont passés de mode. C'est ainsi que TNT continue de surfer sur le sable, n'ayant pas vu que la vague s'était retirée. Il reste toujours une poignée de fans plus ou moins quinquagénaires qui continuent de faire croire à leurs stars qu'elles sont toujours de jeunes premiers dotés d'un sex-appeal irrésistible, et cela donne aux dites stars le sentiment du génie immortel. Et quand on est un guitar-hero comme Ronni Le Trekø, on peut sans complexe occulter les questions de pertinence de disques plus ou moins standardisés, du moment qu'on peut se livrer sans retenue à ses acrobaties sur le manche. C'est ce qui se passe avec ce dernier album "XIII" qui, comme son nom l'indique, n'a pas trop fait d'efforts d'imagination pour se trouver un titre. On aurait pu mettre en exergue un des morceaux de cet album pour trouver un titre original. Par exemple, un morceau qui frappe l'inconscient collectif, qui est au-dessus du lot, qui se mémorise immédiatement. Oui mais le problème, c'est qu'il n'y a aucun de ce genre de titres dans ce nouveau disque. Ce ne sont pas les hymnes vaguement funky et niais de "We're gonna make it" ou "It's electric", les rodomontades criardes de "Not feeling anything" (un nom au passage bien trouvé pour qualifier cette chanson), les grosses ficelles de ballades ("Where you belong") ou les mélodies pour publicité Mercédès ("Can't breathe anymore") qui vont en effet marquer les esprits. Quant à "Get ready for some hard rock", oui, on est toujours prêts mais il n'y en a pas trop dans les parages. Il n'y a guère que "People come together" qui nous fait soulever un sourcil avec son riff pulsé et puissant ainsi que ses sonorités un peu plus modernes. La modernité s'arrête là avec un retour à des ambiances Eighties pur jus sur "Tears in my eyes", où le nouveau chanteur Baol Bardot Bulsara a néanmoins cessé de nous vriller les oreilles pour revenir à des gammes un peu plus supportables. Et on arrive au bout de ce périple peroxydé et m'as-tu-vu avec "Sunshine", une ballade pleurnicharde, histoire de terminer l'album dans un romantisme en plastique rose.

Bon, on ne va pas s'appesantir davantage sur cet album, qui a ses petits côtés agréables quand on cultive la nostalgie du hard FM des années 80 mais qui emprunte des chemins mille fois visités. Ceux dans le monde qui ont la collection complète des albums de TNT peuvent acquérir cette dernière œuvre mais il n'est pas nécessaire de tuer père et mère pour mettre la main dessus.

François Becquart
Pays: NO
Frontiers Music
Sortie: 2018/06/08


Lu: 196
Partager sur :
Dynatop
• Plus haute place atteinte: 169
• Semaines de présence au Top 30: 0
Autre(s) chronique(s)
Lien connexe
Article(s) connexe(s)

  


Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leurs contenus ! Les commentaires anonymes ne sont pas autorisés, veuillez vous enregistrer


AU SOMMAIRE en PAGE d'ACCUEIL :

 
Recherche
S'identifier
 
Contact
Conseiller
 
Galerie
Liens
 
Agenda
Dynatop
 
Articles
Chroniques
 
 
Accueil

Music in Belgium design, logo and all icons in this site © 2002-2018 by Ingrid Ballieu
Music in Belgium web site © 2002-2018 by Music in Belgium