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WILLIE, Jay BLUES BAND - Jay walkin'
/ paru le 31-12-2017 /

Les livraisons d'albums par Jay Willie et son Blues Band ont maintenant pris une régularité d'horlogerie suisse et un disque de ce bluesman new-yorkais est désormais à peu près aussi certain de paraître une fois par an que le jour de Noël d'arriver le 25 décembre. Pour Noël, tiens, ce serait une bonne idée d'offrir cet album autour de vous, si vous avez parmi vos proches des amateurs de blues rock classique et savamment fignolé.

Avec le temps, on commence à bien connaître le Jay Willie Blues Band qui nous délivre son album annuel depuis qu'il a signé sur le label Zoho Roots. Grâce à cette maison, nous avions déjà pu profiter de "New York minute" (2013), "Rumblin' and slidin'" (2014), "Johnny's juke joint" (2015) et "Hell on wheels" (2016). Voici maintenant "Jay walkin'" qui va nous emmener à nouveau dans l'univers du blues des ancêtres, à la fois par un nombre copieux de reprises finement sélectionnées et de titres originaux qui vont convoquer derechef les douze mesures pour les remettre sans cesse au goût du jour.

Du point de vue des effectifs, ici aussi les choses ne changent pas puisque Jay Willie (guitare et chant) est toujours accompagné de ses fidèles sbires Bob Callahan (guitare et chant) et Bobby T. Torello (batterie et chant), qui constituent le noyau central du combo. Parmi les associés de retour aux affaires, on retrouve l'indispensable harmoniciste Jason Ricci et la sémillante vocaliste Malorie Leogrande (qui vient poser sa voix sur deux titres). Un nouveau nom à citer, cependant, avec Paul Opalach qui opère à la basse, aux claviers, aux tambourins et aux chœurs.

Jay Willie a composé deux titres de son cru, les fringants et remuants "Jay Walkin'" et "Step aside", laissant aussi la possibilité à ses camarades Bob Callahan et Bobby T. Torello d'épancher leur inspiration sur "Move over" et "Go to Guy", classique binaire rock 'n' roll pour le premier et gros exercice rugueux et charnu pour le second. Jay Willie co-écrit aussi avec Paul Opalach et Malorie Leogrande le très romantique "The other side", moment de recueillement au milieu d'un album quand même pas mal chahuté par des reprises agitées et pertinentes de morceaux plus ou moins oubliés du grand passé blues.

Comme à son habitude, Jay Willie est allé chercher des morceaux peu connus d'artistes ayant opéré aux quatre coins des Etats-Unis et même au-delà entre les années 1930 et 1960. On trouve ainsi "Wish I hadn't called home" de Roger Miller (1936-1992), chanteur country texan surtout connu pour son hit "King of the road". Le Texas reste à l'honneur avec Blind Willie Johnson (1897-1945) qui termine l'album sur une touche spirituelle avec son "Soul of a man", repris avec une gravité solennelle par Jay Willie et son groupe. D'un autre côté, quand on pense blues, on pense bien évidemment au blues de Chicago, que Jay Willie revisite au travers de deux musiciens ayant migré dans cette ville : Roosevelt Sykes (1906-1983) et JB Lenoir (1929-1967). Du premier, Jay Willie trousse une version lourde du "44 bues" et du second, on a droit à un dynamique "I feel so good". Le groupe ne manque pas de faire un petit crochet par la côte californienne pour honorer la mémoire de Lowell Fulson (1921-1999) dont le "Sinner's prayer" est repris ici avec une suavité toute délicieuse. Vous allez me dire que ça manque un peu de femme et de gens vivants dans cette histoire, mais Jay Willie comble le manque en un seul coup avec une reprise de "Hitting on nothing" d'Irma Thomas, une chanteuse louisianaise née en 1941 dont le talent rivalise largement avec celui d'Aretha Franklin ou d'Etta James mais qui n'a malheureusement pas eu le même impact commercial que ces dernières. Une petite exception à cet ensemble tout américain est faite ici avec une reprise de "How blue can you get", la chanson la plus emblématique du pianiste jazz londonien Leonard Feather (1914-1994), rendue aussi fameuse par B.B. King.

En ajoutant à tout ceci le talent musical du groupe de Jay Willie, toujours habile sur les solos de guitare et impeccable sur les structures rythmiques, on se retrouve à nouveau en face d'un album tout à fait agréable à écouter et qui démontre encore une fois l'érudition blues de Jay Willie.

François Becquart
Pays: US
Zoho Roots
Sortie: 2017/12/08


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